Les vieux métiers font leur retour

Promenez-vous à Brooklyn, Portland ou Pittsburgh, et vous y verrez des bars à cocktails stylés, des échoppes de barbiers et bouchers où s’affairent des employés jeunes et diplômés. Pour tout un segment affluent de l’économie urbaine d’aujourd’hui, ces emplois sont passés de la catégorie ‘travail manuel socialement dévalué’ à ‘profession glamour’, selon le sociologue Richard Ocejo. Dans son livre « Masters of Craft : Old Jobs in the New Urban Economy », il étudie les forces à l’œuvre dans la revalorisation de tout un éventail de métiers parmi les jeunes citadins de la classe moyenne : boucher, barman, brasseur artisanal, relieur, fabricant de meubles, poissonnier…Selon lui, ces jeunes sont attirés par ces professions en partie en réaction à « la fugacité de l’âge du numérique », choisissant des professions « basées sur une utilisation manuelle, avec de vrais outils et matériaux, pour fournir un produit tangible et concret ».

Une nouvelle niche

Dans la plupart de ces métiers, les travailleurs sont en étroite interaction avec les clients, souvent dans un lieu public où leurs compétences et savoirs peuvent être admirés. C’est pourquoi, selon le sociologue, certaines professions manuelles comme électricien ou plombier ne connaîtront probablement pas le même regain de popularité.Il précise également que les jeunes branchés qui choisissent ces métiers ne remplacent pas ceux qui occupent des postes similaires de manière plus conventionnelle : « Ils ont créé une niche qui n’existait pas avant, et ils opèrent sur des chemins parallèles mais très, très différents ».

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