TSMC veut s’étendre : voici où le géant des puces pourrait construire sa première usine européenne

Leader mondial des semi-conducteurs, TSMC ne dispose pas encore d’usine en Europe. Mais c’est une option qu’elle envisage. Des représentants de l’entreprise taïwanaise arrivent très bientôt sur le Vieux Continent.

Pourquoi est-ce important ?

Le Vieux Continent aimerait atténuer sa dépendance à l'Asie pour les semi-conducteurs, utilisés notamment pour les voitures électriques et les smartphones. En début d'année, l'Union européenne a d'ailleurs débloqué une enveloppe de 43 milliards d'euros pour attirer les fabricants. TSMC pourrait mordre à l'hameçon.

Dans l’actu : TSMC envoie des représentants en Allemagne.

  • Des cadres supérieurs de TSMC vont arriver en Allemagne début 2023, rapporte le Financial Times.
  • Leur mission : discuter avec les autorités locales de la potentielle construction d’une usine à Dresde, dans l’est du pays.
    • Il s’agirait de la première installation de TSMC en Europe.

Début des travaux en 2024 ?

Le détail : pourparlers « avancés ».

  • Il s’agira déjà du deuxième voyage en Allemagne en six mois pour les représentants de TSMC.
  • Le Financial Times note que les pourparlers sont déjà « avancés ».
    • Une décision sera prise peu après ces nouvelles discussions, pour un possible début des travaux dès 2024.
  • En plus du soutien des autorités publiques, TSMC veut s’assurer d’une collaboration optimale avec des fournisseurs locaux.
    • Une usine à semi-conducteurs requiert de nombreux équipements pour démarrer et une grande quantité de produits chimiques et de gaz industriels pour fonctionner.
  • « Aucune possibilité n’est écartée » concernant une éventuelle usine à Dresde, a déclaré un représentant de TSMC au FT.
  • L’objectif serait d’y faire construire des semi-conducteurs de 22 à 28 nanomètres.

Quelques chiffres : l’Europe est un nain.

  • Actuellement, TSMC réalise 65% de ses ventes en Amérique du Nord. L’Europe, le Moyen-Orient et l’Afrique n’en représentent que 6%
    • Certes, la demande européenne en puces augmente et va continuer de grandir, mais le géant taïwanais doit bien calculer son coup. Le groupe est déjà en train de construire de nouvelles usines au Japon et aux États-Unis.
  • En février dernier, l’UE a annoncé mobiliser 43 milliards d’euros pour rattrapper son retard sur l’Asie et l’Amérique du Nord en matière de semi-conducteurs.
    • De leur côté, cet été, les USA ont promulgué le CHIPS and Science Act, libérant ainsi 280 milliards de dollars pour booster le secteur national.
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