L’hydrogène est un des meilleurs candidats pour convertir le monde à une énergie non-polluante. Mais l’extraction de cette particule inépuisable demande encore de l’énergie fossile. Jusqu’à ce qu’on arrive à l’extraire de l’eau. Et des chercheurs s’estiment en bonne voie.
On attend toujours la source d’énergie miracle qui nous permettra de nous passer à tout jamais des ressources fossiles et qui ne sera pas nocive pour l’environnement. Le nucléaire a longtemps été vu comme une piste à privilégier, mais cette source d’énergie reste passablement dangereuse, surtout dans un monde qui change aussi vite que le nôtre. L’hydrogène, lui, a toujours la cote : l’Agence internationale de l’énergie a assuré en 2019 que ce gaz jouerait un rôle clef dans la transition énergétique à venir, même si, à proprement parler, il s’agit plutôt d’un vecteur d’énergie, tout comme l’électricité. Il sert à transporter de l’énergie produite par une source primaire.
Une ressource inépuisable
Et c’est là que le bât blesse: pour produire de l’hydrogène en quantité, il faut actuellement consommer des énergies fossiles. Et c’est dommage, car cet élément est le plus répandu dans l’univers. Sur Terre, l’hydrogène entre notamment dans la composition de l’eau – un atome d’oxygène et de deux atomes d’hydrogène (H2O) – et dans celle de la matière vivante. 10% de la masse d’un corps humain est constituée d’hydrogène. Il suffirait donc de trouver une manière propre et rentable de l’extraire en grande quantité pour mettre au point une source inépuisable d’énergie.


