Principaux renseignements
- Dans le cadre d’un procès fédéral, il est allégué que la famille Trump aurait utilisé des cryptomonnaies pour réaliser des profits de manière corrompue.
- Les plaignants affirment qu’une transaction liée aux Émirats arabes unis était contraire à la clause constitutionnelle relative aux avantages étrangers.
- Les controverses éthiques autour de Trump pourraient nuire aux chances des républicains lors des prochaines élections de mi-mandat.
Une nouvelle action en justice devant un tribunal fédéral américain porte sur les transactions controversées d’actifs numériques menées par Donald Trump et les membres de sa famille. Cette action intervient alors que les activités liées aux cryptomonnaies de la famille Trump ont rapporté plus de 1,4 milliard de dollars (1,2 milliard d’euros) en 2025, ce qui coïncide avec la volonté du président de mener une politique favorable au secteur des cryptomonnaies.
Cette conjoncture a contribué à renforcer l’impression dans l’opinion publique que Trump utilise sa position pour obtenir des avantages financiers illégitimes ou inappropriés. C’est ce que révèlent également des sondages récents.
Accusations de corruption
L’action en justice a été intentée jeudi par un actionnaire de Circle Internet Group, un concurrent de l’organisation Trump. Le plaignant accuse l’organisation Trump de tirer illicitement profit de transactions liées aux cryptomonnaies.
De plus, le plaignant affirme que le président a enfreint la clause constitutionnelle relative aux émoluments étrangers. Bien que l’action en justice concerne un concurrent, un représentant de Circle a précisé que l’organisation n’avait pas participé à l’approbation ni à la conduite de cette action.
Lien avec les Émirats arabes unis
Au cœur des accusations se trouve le transfert d’une participation importante dans World Liberty Financial à une entité liée au conseiller à la sécurité nationale des Émirats arabes unis (EAU), souvent surnommé le « cheikh espion ». Cette transaction aurait eu lieu seulement quatre jours avant l’investiture.
Les documents judiciaires affirment en outre qu’une société soutenue par les Émirats arabes unis, dirigée par cette même personne, aurait utilisé des actifs de World Liberty pour permettre un investissement de 2 milliards de dollars (1,8 milliard d’euros) dans Binance.
Démentis de la Maison Blanche
Ces accusations surgissent alors que certains partisans au sein de la communauté des cryptomonnaies expriment leur frustration face aux gains financiers réalisés par le président au cours de son mandat. En réponse, la Maison Blanche a rejeté ces allégations comme étant sans fondement, un porte-parole affirmant qu’il n’y avait aucun conflit d’intérêts.
Des représentants de World Liberty ont également qualifié cette action en justice d’infondée. Ils affirment que le président n’occupe aucune fonction officielle au sein de l’entreprise.
Détracteurs condamnent l’attitude du président
Ces démentis sont toutefois contestés par des détracteurs tels que Ian Bassin, directeur exécutif de Protect Democracy, qui affirme que ces activités financières sont manifestement inconstitutionnelles.
Matt Pelikan, l’avocat du plaignant, a déclaré que le président avait transformé sa fonction en un moyen sans précédent de se constituer une fortune personnelle. Il a qualifié ces transactions commerciales d’illégales et de corrompues.
Confiance du public
Ce procès risque d’attiser davantage le mécontentement concernant l’intégrité politique. Un sondage de Fox News révèle que près de 90 pour cent des électeurs sont très préoccupés par la corruption.
Les élections de mi-mandat auront lieu dans moins de deux semaines. Les révélations concernant les prétendues fautes éthiques du président pourraient compromettre les chances des républicains lors de ces élections. (lv)
Suivez également Business AM sur Google Actualités
Si vous souhaitez accéder à tous les articles, abonnez-vous ici !

