Twitch va sanctionner ses utilisateurs pour leur comportement dans la vie réelle

Twitch renforce son arsenal répressif. (Thiago Prudencio/SOPA Images/Shutterstock)

Alors que bon nombre de réseaux sociaux se contentent de sanctionner leurs utilisateurs vis-à-vis de leur activité sur leur plateforme, Twitch a décidé de pousser sa politique de répression deux pas plus loin. Les personnes adoptant un comportement répréhensible dans la vie réelle pourront maintenant en payer les conséquences sur le service de streaming vidéo.

Twitch a mis à jour ses Lignes de conduite. Désormais, les comportements les plus graves commis en dehors de la plateforme seront passibles de sanctions. Des suspensions indéfinies pourront même être mises en œuvre dès la première infraction. Afin d’illustrer son propos, le site a établi une liste non exhaustive d’actes commis dans la vraie vie susceptibles d’être sanctionnés. On y retrouve la violence mortelle et l’extrémisme violent, les activités terroristes, les actes de pédophilie ou encore l’appartenance à un groupe de haine notoire.

Une adresse mail a été spécialement créée pour signaler de tels types de comportements graves: OSIT@twitch.tv.

Enquête minutieuse

La plateforme précise qu’elle mènera des enquêtes approfondies afin de vérifier si les plaintes sont fondées. Ses enquêteurs se baseront sur des preuves tangibles (captures d’écran, vidéos, PV de police…). Ils s’appuieront aussi sur le soutien des forces de l’ordre. ‘Afin d’agir de façon exhaustive et efficace dans ces situations, nous avons établi un partenariat avec un investigateur tiers réputé pour épauler notre équipe interne dans le cadre de ces enquêtes’, affirme Twitch.

L’ensemble de ces enquêtes seront menées dans le respect de la vie privée et des droits des différentes parties, ainsi qu’en toute confidentialité.

Twitch a également instauré différents garde-fous. Ainsi, si les faits incriminés se sont produits il y a longtemps, si leur responsable a déjà purgé sa peine et s’il ne présente pas de danger ‘clair et immédiat’, des sanctions ne sont pas forcément à envisager. Un appel est également possible si un utilisateur voit son compte suspendu.

Cette décision s’apparente à une mini-révolution dans le secteur de la politique de répression des plateformes en ligne. Jusqu’à présent, l’immense majorité des réseaux sociaux les plus populaires n’envisagent de sanctions que lorsque leurs utilisateurs publient des messages dangereux ou trompeurs sur leur plateforme. Une attitude déjà critiquée par des groupes de défense des droits civiques.

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