La Chine et l’Inde lancent un avertissement à Trump concernant le climat

Lors de la conférence sur le climat qui se tiendra à Marrakech au Maroc, les délégations chinoises et indiennes ont mis en garde le « président elect » Donald Trump contre une remise en cause des Etats-Unis de l’accord sur le climat signé à Paris l’année dernière lors de la COP21. Au cours de sa campagne présidentielle, Trump a déclaré à plusieurs reprises qu’il mettrait fin à cet accord climatique dès sa prise de fonctions : »Tout accord inutile, obsolète, mauvais pour les travailleurs et contre les intérêts nationaux sera complètement supprimé », a déclaré Trump en mai. Il a aussi indiqué qu’il approuverait rapidement le projet controversé de pipeline Keystone . Il s’agit d’un système de pipelines destiné à transporter le pétrole brut issu des sables bitumineux du nord-est de l’Alberta (Canada) vers divers endroits aux États-Unis. L’administration Obama avait rejeté le projet pour des considérations environnementales.Les Républicains affirment que son approbation permettrait immédiatement de créer 20.000 emplois.

La Chine et l’Inde sont les moteurs de l’accord climatique

La Chine, un pays qui dans le passé a protesté à plusieurs reprises contre le durcissement des règles en matière de lutte contre le changement climatique, a mis en garde le futur nouveau président américain contre un éventuel retrait de l’accord sur le climat :«C’est le vœu de la société mondiale de collaborer tous ensemble pour combattre le changement climatique », a déclaré l’un des négociateurs de la délégation chinoise. Il a précisé que « Toute décision du nouveau gouvernement américain n’affecterait pas la transition de la Chine pour devenir une économie plus verte ». Shigeru Ushio, un officiel du ministère des Affaires étrangères japonais, a souligné que tout changement de position des Etats-Unis en matière d’accord climatique serait « très grave pour nous, en particulier pour l’aspect financier » .La délégation indienne a aussi manifesté son inquiétude, affirmant que la nomination de Trump risquait de menacer l’accord climatique, parce que cela forcerait de nombreux pays à réexaminer leur position (et à éventuellement changer d’avis).