Stellantis envisage de vendre sa filiale canadienne en raison des droits de douane américains


Principaux renseignements

  • Stellantis envisage de vendre ou de fermer son usine d’assemblage de Brampton.
  • Les droits de douane américains ont contraint l’entreprise à délocaliser sa production et ont interrompu la modernisation de l’usine.
  • Les autorités canadiennes et le syndicat Unifor se battent pour sauver des milliers d’emplois dans le secteur automobile.

Le constructeur automobile Stellantis étudie la possibilité de vendre ou de fermer son usine d’assemblage de Brampton, en Ontario. C’est ce qu’a annoncé vendredi Unifor, le syndicat représentant les salariés canadiens du secteur automobile. Stellantis attribue ces réflexions aux répercussions perturbatrices des droits de douane imposés par les États-Unis. Cette décision pourrait mettre fin à une longue histoire de production automobile sur ce site. La date butoir commerciale de mercredi ne fait qu’accroître encore davantage l’incertitude qui règne dans le secteur automobile nord-américain.

Évolutions de la production

Le site de Brampton a fait l’objet de travaux de réaménagement en 2024. Mais ces modifications ont été interrompues en 2025. Suite à l’instauration par le président américain Donald Trump de droits de douane sur les produits d’exportation canadiens, Stellantis a transféré la production de la Jeep Compass vers une usine située dans l’Illinois, aux États-Unis.

Préoccupations syndicales

La présidente d’Unifor, Lana Payne, a précisé qu’aucune annonce officielle de fermeture n’avait été faite. Elle a toutefois souligné que le constructeur automobile avait fait part de son intention d’entamer des discussions avec une organisation dont le nom n’a pas été divulgué au sujet d’une éventuelle vente. Selon le syndicat, cette situation met en évidence les conséquences dangereuses de la politique commerciale du gouvernement Trump. L’avenir de l’usine devrait constituer un point central lors des prochaines négociations collectives, étant donné que la convention collective en vigueur pour l’usine de Brampton et deux autres sites expire en septembre.

Réponse de Stellantis

En réponse à ces informations, Stellantis a déclaré n’avoir fait aucune annonce officielle et se préparer actuellement aux négociations collectives. Le constructeur automobile a affirmé que son objectif était de définir une stratégie de production viable à long terme pour le site de Brampton.

Intervention du gouvernement

Le gouvernement canadien exhorte l’entreprise à reprendre ses activités sur ce site, qui employait auparavant 2 200 personnes. Un représentant de la ministre de l’Industrie a confirmé que le gouvernement coordonnait ses efforts avec la province de l’Ontario, Unifor et Stellantis afin de préserver les emplois et de maintenir la viabilité de l’usine.

Délais commerciaux

Dans le même temps, les États-Unis et le Canada s’empressent de conclure un nouvel accord commercial avant l’échéance de mercredi concernant les droits de douane. Les tensions se sont également intensifiées suite à des informations selon lesquelles Stellantis pourrait s’associer à la société chinoise Zhejiang Leapmotor Technology pour produire des véhicules électriques au Canada. Une perspective à laquelle Unifor s’oppose fermement. (ev)

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