Principaux renseignements
- Ryanair a supprimé 1,1 million de places sur ses vols au départ des aéroports belges à la suite d’une augmentation de 250 pour cent de la taxe aérienne.
- En raison de la fiscalité élevée, 535 millions d’euros d’investissements dans l’aéronautique sont détournés vers d’autres pays de l’UE.
- Le PDG Michael O’Leary met en garde contre le fait que ces taxes détruisent des emplois et nuisent à la compétitivité mondiale.
En réaction à une augmentation de 250 pour cent de la taxe aérienne, Ryanair a considérablement réduit son offre de vols aux aéroports de Bruxelles et de Charleroi pour la prochaine saison hivernale. La compagnie aérienne réagit ainsi à la décision du gouvernement d’augmenter cette taxe de 2 à 7 euros par passager. Selon Ryanair, cette mesure rend la Belgique nettement moins attractive que ses pays voisins.
Réduction significative des capacités
L’ampleur de cette mesure est considérable. Ryanair supprime 20 liaisons et 1,1 million de sièges. Six avions disparaîtront ainsi de la flotte belge, ce qui représente un investissement de 535 millions d’euros. La compagnie aérienne transfère cette capacité vers des régions de l’UE où la fiscalité est moins élevée ou où de telles taxes n’existent pas.
Ryanair cite des pays comme l’Italie, la Hongrie, la Slovaquie et la Suède qui, selon la compagnie aérienne, ont supprimé ces taxes afin de stimuler la croissance de leur secteur aérien.
O’Leary condamne le gouvernement belge
Le PDG Michael O’Leary a critiqué la stratégie du gouvernement belge, arguant qu’elle contredit les objectifs du rapport Draghi, qui souligne la nécessité pour l’Europe de renforcer sa compétitivité mondiale.
O’Leary a décrit cette hausse fiscale comme un facteur majeur de destruction d’emplois et de découragement des investissements, offrant de fait la croissance économique à des États membres de l’UE plus abordables. Il a averti que la Belgique suivait la voie infructueuse de l’Allemagne et de l’Autriche, où les coûts élevés du transport aérien ont conduit à un déclin du marché plutôt qu’à son expansion.
Appel à un revirement politique
La compagnie aérienne a en outre souligné que l’aviation européenne est déjà accablée par le régime fiscal du SCEQE, qui cible injustement les vols intra-UE. En ajoutant de nouvelles taxes nationales, Ryanair fait valoir que le gouvernement belge pénalise ses propres citoyens et les touristes.
Par conséquent, la compagnie aérienne exhorte le Premier ministre Bart De Wever à revenir sur cette politique et à supprimer la taxe afin d’empêcher un effondrement supplémentaire du marché national du transport aérien.
(at)
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