Ryanair défend ses normes de sécurité après un incident au cours duquel un passager a failli être aspiré hors de l’avion


Principaux renseignements

  • Ryanair défend les normes de sécurité de sa flotte après qu’un passager a failli être aspiré hors de l’appareil à la suite du bris d’un hublot.
  • La hausse des coûts du carburant a fait chuter les bénéfices trimestriels de 34 pour cent malgré une augmentation du nombre de passagers.
  • Les systèmes de contrôle aux frontières numériques entraînent désormais des retards importants dans les principaux aéroports européens.

Ryanair a souligné que la sécurité de sa flotte restait garantie après un incident effrayant au cours duquel un passager a failli être aspiré hors de l’avion pendant un vol à la suite du bris d’un hublot.

L’incident s’est produit à bord d’un Boeing 737 de sa filiale Malta Air, lors d’un vol reliant la Grèce à l’Allemagne. Une panne moteur a provoqué la projection de débris qui ont endommagé un hublot en acrylique, entraînant le passage partiel d’un passager à l’extérieur de l’appareil. Il a été sauvé par son épouse et d’autres passagers, qui ont réussi à le ramener à l’intérieur.

Enquête et réponse

Neil Sorahan, directeur financier du groupe aérien, a salué les pilotes et le personnel de cabine pour leur réaction exceptionnelle, qui a permis de ramener l’avion en toute sécurité à Thessalonique. Il a confirmé que la compagnie restait en contact avec la famille concernée.

Alors qu’une enquête du Bureau national américain de la sécurité des transports (NTSB) est actuellement en cours, Sorahan a déclaré qu’il était prématuré d’évoquer une éventuelle indemnisation financière pour le couple. Il a précisé que la compagnie aérienne coopérait pleinement avec cette enquête indépendante.

Engagement en faveur des normes de sécurité

Malgré cet incident, la compagnie insiste sur le fait que sa flotte répond aux normes européennes les plus strictes en matière de sécurité et de maintenance. Sorahan a défendu le Boeing 737, le qualifiant de l’un des avions les plus sûrs jamais construits, en invoquant son historique de vols à l’échelle mondiale et le niveau élevé de formation dispensé aux membres d’équipage.

Il a en outre précisé que ni les autorités de régulation aériennes européennes ni américaines n’avaient imposé de modifications aux opérations actuelles de la compagnie.

Résultats financiers trimestriels

Au-delà des préoccupations en matière de sécurité, la compagnie a fait état d’un trimestre financier mitigé clos en juin. Les bénéfices ont chuté de 34 pour cent pour s’établir à 538 millions d’euros, une baisse principalement attribuée à la flambée des coûts du kérosène liée aux conflits au Moyen-Orient.

Bien que le nombre de passagers ait augmenté de 6 pour cent pour atteindre 61,3 millions, les prix moyens des billets ont baissé de 6 pour cent afin d’encourager les réservations dans un contexte d’instabilité économique et de tensions géopolitiques.

Défis liés au contrôle des frontières

Sorahan a également fait part de ses frustrations concernant le nouveau système numérique d’entrée-sortie (EES) de l’Union européenne, affirmant que sa mauvaise mise en œuvre avait considérablement allongé les temps d’attente au contrôle des passeports.

Il a conseillé aux voyageurs d’arriver beaucoup plus tôt à l’aéroport pour éviter les retards, en mettant particulièrement en avant une liste de « points noirs » européens – notamment les principaux hubs en Espagne, en Italie et en France – où les délais de traitement se sont allongés.

(at)

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