En moins de 10 ans, le nombre de distributeurs de billets aura été divisé par 3

Les 4 plus grandes banques du pays – Belfius, BNP Paribas Fortis, ING et KBC, qui occupent à elles seules 73% du marché belge des distributeurs de billets – viennent de dévoiler la nouvelle version de leur initiative Batopin. Cette dernière vise à rationaliser fortement le nombre d’automates dont elles ont la charge dans le pays. Une rationalisation qui repose sur deux axes principaux : la réduction du nombre de distributeurs automatiques de billets (DAB) dans le pays et le remplacement de ces derniers par des points de retrait neutres.  

Plus de 2.000 distributeurs de billets supprimés

Il y a 5 ans, notre plat pays comptait 8.300 DAB. Aujourd’hui, ils ne sont plus que 5.800 DAB répartis dans environ 2.500 sites, dont la plupart en agences, et ce nombre ne va cesser de chuter au cours des 4 prochaines années.

Les quatre principales institutions bancaires souhaitent en effet réduire de plus de la moitié le nombre de distributeurs automatiques de billets dans le pays. À terme, ils ne seront plus que 2.200 répartis sur 675 à 725 sites.

Leur implémentation sera influencée par la promesse de Batopin de proposer un distributeur à 95% des Belges à moins de 5 kilomètres de leur domicile – à vol d’oiseau.

Des points de retrait Bancontact

Les Big Four du secteur bancaire belge souhaitent remplacer d’ici 2024 l’ensemble des distributeurs automatiques de billets (DAB) par des points de retrait neutres. Ces derniers n’afficheront aucun nom de banque et leurs fonctionnalités seront limités aux services de base : retirer des espèces, vérifier son solde, changer son code pin, mais aussi dépôt de billets pour les clients de l’une des quatre banques partenaires.

Le déploiement – qui a déjà débuté – de points de retrait de cash en Belgique est une manière pour les banques de mutualiser les coûts que ce type d’activités entraine.

Moins de cash, plus de transactions numériques ?

Le CEO de Batopin, Kris De Ryck, justifie le projet par l’évolution des habitudes des consommateurs en matière d’argent liquide. « C’est la conséquence de la chute de l’utilisation du cash », assure-t-il. « C’est un mouvement essentiellement en marche depuis 2012, mais la pandémie a créé un effet choc supplémentaire ». Les retraits liquides ont diminué de 36% entre 2019 et 2020, avance Kris de Ryck. Ils sont passés de 240 millions de retraits en 2019 à 153 millions l’année passée.

Pourtant, selon le réseau Financité, une association qui milite pour une finance responsable et solidaire, 58% des transactions en Belgique se faisaient encore en liquide en 2019. « Contrairement à ce que les banques voudraient bien faire croire pour justifier la diminution de leur service, le volume de cash en circulation est toujours en augmentation. Financité rappelle qu’accéder facilement au cash, et donc à notre argent, est un droit. Rien ne devrait être décidé en la matière sans consulter les citoyens », indique Financité dans un communiqué.

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