Près d’un travailleur sur trois ne reçoit jamais de félicitations de son patron

Près d’un travailleur sur trois ne reçoit (pratiquement) jamais de félicitations de la part de son supérieur ou de son patron, ressort-il d’une enquête en ligne réalisée auprès de 2.506 travailleurs et de 269 employeurs en Belgique pour le compte du prestataire de services RH Tempo-Team. Pourtant, féliciter un travailleur peut s’avérer payant pour l’employeur.

Ce sont surtout les ouvriers qui assurent ne jamais avoir droit aux félicitations de leur patron (36%); les fonctionnaires et employés s’en plaignent un peu moins (tous deux 28%).

Si les collaborateurs reçoivent un feed-back de leur supérieur hiérarchique à propos de leurs prestations, c’est plus souvent parce qu’il est négatif. Ainsi, un peu plus de la moitié des personnes sondées n’a droit à un retour d’expérience que lorsque quelque chose s’est mal passé. D’ailleurs, 15% des managers reconnaissent qu’ils complimentent peu, voire jamais leurs collaborateurs. Et un sur cinq confirme critiquer leur travail une ou plusieurs fois par semaine.

D’après l’étude, le manque d’appréciation pour le travail presté a des répercussions négatives sur l’image que les travailleurs se forgent de leurs dirigeants. Plus de la moitié (58%) de ceux qui n’ont jamais droit à des félicitations se disent mécontents de leur supérieur hiérarchique.

Pourtant utile

Et pourtant, quelques mots peuvent s’avérer payants. L’étude réalisée pour Tempo-Team montre que plus les félicitations adressées aux travailleurs sont fréquentes, plus ils sont motivés, heureux au travail, productifs et se sentent bien dans leur peau. Le compliment est tout aussi précieux dans l’optique de la rétention du personnel.

« Souvent, les employeurs pensent devoir à leur personnel des compliments en cas de belle réussite, lorsque le produit final a été correctement livré au client ou à l’issue d’une heureuse et fructueuse collaboration. C’est un bon début, effectivement, mais ce serait négliger d’autres moments tout à fait appropriés, mais certes moins évidents, de surprendre un travailleur en lui adressant des félicitations. Les compliments peuvent ainsi lui remonter le moral quand il traverse un jour moins faste », souligne-t-on encore.

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