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Premiers effets des sanctions ? La Russie envisage une forte augmentation des taxes sur les exportations de gaz et de pétrole

Premiers effets des sanctions ? La Russie envisage une forte augmentation des taxes sur les exportations de gaz et de pétrole
(Contributor/Katja Buccholz/Getty Images)

Selon le journal russe Kommersant, le Kremlin envisage d’augmenter les taxes sur les bénéfices tirés des exportations de pétrole et de gaz. Sur la période 2023-2025, cela permettrait au pays de soulager les caisses de l’État de 3 billions de roubles, soit environ 50 milliards de dollars.

Le gouvernement russe envisagerait de porter à 50% les taxes à l’exportation sur le gaz naturel. Il y aurait également une nouvelle taxe sur les exportations de gaz naturel liquéfié, selon Kommersant. En outre, le gouvernement souhaiterait introduire davantage de taxes sur les bénéfices au sein de l’industrie pétrolière.

Cela semble être une réponse à la diminution des revenus du gouvernement russe. En effet, il a été révélé au début du mois de septembre que l’excédent budgétaire du Kremlin avait pratiquement disparu au cours des derniers mois. Cette situation serait principalement due aux sanctions occidentales, qui ont été introduites après l’invasion de l’Ukraine par la Russie en février. Les experts pensent désormais que la Russie va tomber dans une récession « prolongée et profonde ».

Revenus du pétrole et du gaz

Le fait que l’économie russe ne se porte pas bien n’est pas une surprise. Il faut dire que les entreprises et les gouvernements occidentaux font tout ce qu’ils peuvent pour consommer le moins de combustibles fossiles russes possible (sans toujours y parvenir). Et cela commence à se faire sentir. Rappelons que selon les chiffres de l’Agence internationale de l’énergie, les exportations de pétrole et de gaz représentent quelque 45% du budget fédéral de la Russie.

Depuis lors, ces exportations ont fortement diminué, mais elles ne sont que partiellement compensées par des pays comme la Chine et l’Inde, qui achètent des combustibles fossiles russes à des prix fortement réduits. Si la Russie est elle-même en partie responsable de cette réduction des exportations (l’important gazoduc Nord Stream 1 reste fermé pour l’instant), la décision de l’Europe d’imposer un embargo sur le pétrole russe en décembre lui nuira sans doute davantage.

Moins de données publiées

Le ministère russe des Finances n’a pas publié de rapports économiques mensuels depuis le début de la guerre. Il est donc plus difficile de savoir à quel point l’économie se porte mal.

« Le fait qu’ils ne publient pas beaucoup de données économiques indique qu’ils savent qu’il y a des coûts, mais qu’ils veulent en cacher l’ampleur », a déclaré à Business Insider Don Hanna, économiste à l’université américaine UC Berkeley. « Tout cela est destiné à dissimuler l’impact de l’invasion de l’Ukraine sur l’économie russe ».

(OD)

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