Pourquoi l’Islande a retiré sa demande d’adhésion à l’UE

La semaine dernière, on a appris le retrait définitif de la candidature de l’Islande à son adhésion à l’UE, sans qu’un référendum sur cette question ait été organisé dans le pays. L’Islande avait suspendu les pourparlers d’adhésion en janvier 2013, dans la perspective des élections législatives qui ont eu lieu la même année, et c’est une coalition de centre-droit eurosceptique qui les avait remportées. LE pays n’avait jamais repris les pourparlers… D’autant qu’un litige lié à la pêche au maquereau envenimait déjà les relations avec l’Europe.

« Les intérêts de l’Islande sont mieux servis en dehors de l’Union européenne », peut-on lire sur le site internet du ministère des affaires étrangères.

Dans le journal chypre Phileleftheros, Xenia Tourki expose son explication des raisons profondes qui ont motivé l’Islande à renoncer à devenir membre de l’UE :

« L’Union Européenne n’a toujours pas surmonté la crise. Même si plusieurs indicateurs sont au vert, le taux de chômage demeure élevé dans plusieurs pays. Le niveau de vie a chuté et tout semble indiquer que l’incertitude sur la question de la Grèce va encore durer un certain temps. Pourquoi un pays prendrait-il le risque de devenir membre d’une union si grevée de problèmes ? (…) La décision des Islandais montre que l’UE a perdu l’attrait qu’elle exerçait sur les peuples d’Europe. La raison en est simple : l’UE a négligé les valeurs et les idéaux sur lesquels elle a été bâtie. Les décisions sont prises à huis clos, au moyen de procédures bureaucratiques. Les gens n’ont plus aucune importance ; seuls comptent les chiffres. L’UE a piétiné ses propres valeurs et c’est pourquoi elle a perdu son charme ».