Principaux renseignements
- La Roumanie a abattu un drone deux jours d’affilée à la suite de récentes violations de son espace aérien.
- Une nouvelle législation entrée en vigueur en 2025 confère à l’armée le pouvoir de neutraliser les aéronefs non autorisés.
- Les dirigeants de l’Union européenne soutiennent ces actions visant à renforcer la dissuasion à la frontière orientale de l’OTAN.
Pour la deuxième journée consécutive, la Roumanie a intercepté et détruit un drone au-dessus de son territoire. Elle renforce ainsi encore davantage sa réponse aux violations de son espace aérien depuis le début de l’invasion russe de l’Ukraine.
Bien que de nombreux drones aient violé l’espace aérien de cet État membre de l’OTAN depuis 2022, l’armée ne les abat activement que depuis peu.
Chronologie des interceptions
Le premier engagement a eu lieu vendredi, à environ 114 kilomètres de la capitale, Bucarest. Il a été suivi d’une deuxième opération samedi matin. Selon le ministre de la Défense Radu Miruță, un drone a pénétré illégalement dans l’espace aérien roumain à 8 h 22 et a été neutralisé par un avion de chasse F-16 à 8 h 34.
L’incident s’est produit dans l’est de la Roumanie, près de la frontière ukrainienne, à 9,6 kilomètres à l’ouest de Sfântu Gheorghe.
Violations antérieures des frontières
Au cours du conflit en Ukraine, la Roumanie a signalé des dizaines d’intrusions de drones. Un incident particulièrement grave s’est produit en mai : un drone s’est écrasé sur un complexe résidentiel, blessant deux personnes. Cet événement a suscité de vives critiques de la part de l’Union européenne et de l’OTAN, qui ont toutes deux attribué cet acte à la Russie et mis en garde contre de futures violations.
Soutien international
Pour faire face à cette menace, le Parlement roumain a adopté en 2025 une loi autorisant l’armée à abattre les drones non autorisés. À la suite des récents incidents, la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, a exprimé son soutien aux forces armées roumaines. Elle a déclaré que le renforcement de la dissuasion et de la sécurité à la frontière orientale restait une priorité majeure. (lv)
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