Les Pays-Bas et la malédiction du gaz naturel

Pour leur approvisionnement en énergie, les Pays-Bas seront à l’avenir dépendants en grande partie du gaz naturel, affirme Gerard Schotman, directeur de la Société Néerlandaise de Pétrole (NAM), en réaction à des articles selon lesquelles la production de gaz naturel ne devait pas être reprise à Groningen.

Pour leur approvisionnement en énergie, les Pays-Bas seront à l’avenir dépendants en grande partie du gaz naturel, affirme Gerard Schotman, directeur de la Société Néerlandaise de Pétrole (NAM), en réaction à des articles selon lesquelles la production de gaz naturel ne devait pas être reprise à Groningen.

Le gaz naturel de Groningen qui a fourni aux Pays-Bas des décennies de bien-être, pose de plus en plus de problèmes. Un certain nombre d’habitants de la région de Groningen avaient fait appel en justice pour obtenir que la production actuelle continue à diminuer. Ils faisaient référence aux dommages causés à leurs habitations affirmant que la sécurité de la population est plus importante que les rentrées attendues par le gouvernement néerlandais.

Aux Pays-Bas, 98% des ménages dépendent du gaz naturel pour leur approvisionnement en énergie. Le problème est que le champ gazier de Groningen est épuisé à 80% .

En outre, l’exploitation a conduit à de nombreux tremblements de terre qui ont endommagé des dizaines de milliers d’immeubles. Le champ minier se situe sous le niveau de la mer et est donc particulièrement sensible au changement climatique.

Plainte et dommages et intérêts

Le gouvernement néerlandais a bien pris des initiatives pour passer à l’énergie durable. Cependant, selon les critiques, on a trop peu investi pour en arriver à une fourniture d’énergie grâce à des énergies durables.

Après rejet de leur plainte, les protestataires veulent obliger la NAM, responsable de l’exploitation du champ gazier, à verser un dédommagement de 6,5 millions d’euros.

Le directeur Schotman fait cependant appel au sens des réalités. Il souligne que le gouvernement néerlandais doit se rendre compte que la plus grande partie de l’approvisionnement en énergie continuera dans les années qui viennent à dépendre des combustibles fossiles.

Les 5 parcs éoliens offshores prévus produiront selon lui une production annuelle équivalente à 23 jours d’exploitation du champ gazier de Groningen.

Les sources d’énergie durable n’occupent actuellement qu’une part de 7% de l’approvisionnement en énergie aux Pays-Bas. Dans 6 ans, cette part devrait monter à 16%. Certains pensent à importer du gaz de Russie.