Nouvelle menace pour l’économie mondiale : la Chine manque de bras

L’économie chinoise ne demande qu’à reprendre, mais les usines sont en pénurie de main-d’œuvre. Les travailleurs les désertent, privilégiant des boulots moins contraignants et mieux payés, mais aussi moins exposés au coronavirus.

Alors que la croissance économique mondiale fait son retour et que les échanges repartent à la hausse, voila que le plus grand manufacturier du monde se retrouve confronté à une pénurie de main-d’œuvre. Les Chinois ne veulent plus travailler à l’usine et privilégient le secteur de la livraison, florissant, moins contraignant, et surtout bien mieux payé.

Démographiquement dans le rouge

En outre, rappelle BFM Business, le coronavirus est toujours latent dans le pays, qui a vu l’apparition de nouveaux foyers épidémiques. La promiscuité des grandes usines chinoises fait donc peur aux travailleurs. Une situation qui va contraindre les industriels chinois à une mesure extrême pour remplir les bancs d’assemblage : augmenter les salaires. Au risque de provoquer une augmentation du prix des produits finis, ce qui va à l’encontre du principe chinois de production massive et à très bas prix en vue de l’exportation.

Mais si la pandémie et les concurrence du secteur des services sur l’industrie l’attisent, la Chine se retrouve confrontée à un problème structurel : sa population est vieillissante, et la majorité des ouvriers chinois a désormais plus de 40 ans. La proportion de la population active est amenée à s’effondrer dans dans un futur pas si éloigné : la République populaire devrait perdre encore 35 millions de personnes au cours des 5 prochaines années.

Une crise à venir que le pays espère en partie compenser en basculant son économie vers des produits manufacturés à haute valeur ajoutée, comme les voitures électriques par exemple. Les nouvelles usines emploieraient une main d’œuvre moins nombreuse et plus qualifiée, tandis que le gros du travail « de force » serait effectué par des robots. Un domaine dans lequel la Chine a toutefois bien du retard à rattraper, par rapport au Japon par exemple.

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