Nouveau retentissement dans la saga Evergrande: le patron convoqué par le gouvernement chinois, après avoir affirmé ne pas avoir de fonds suffisants

Le gouvernement chinois a convoqué le fondateur du géant de l’immobilier ultra-endetté Evergrande après que celui-ci a signalé vendredi qu’il ne pouvait « pas garantir » avoir des ressources suffisantes pour honorer ses obligations financières.

En pratique, Evergrande a déposé vendredi soir des documents à la Bourse de Hong Kong, expliquant qu’il n’y a « pas de garantie que le groupe ait des fonds suffisants pour continuer à honorer ses obligations financières ».

Les autorités locales du Guangdong ont annoncé dans la foulée dans un communiqué avoir « immédiatement convoqué Xu Jianyin (…) et s’être mis d’accord pour dépêcher un groupe de travail à Evergrande Real Estate Group pour superviser la gestion des risques de l’entreprise ».

Dans un autre communiqué publié vendredi, Evergrande a déclaré qu’elle explorait diverses solutions, « y compris, mais sans s’y limiter, le renouvellement et la prolongation d’emprunts et des cessions d’actifs ».

Il a ajouté que l’une de ses émissions obligataires devait arriver à échéance mardi, pour un montant de 400 millions de dollars. Un échec pour honorer ce remboursement placerait l’entreprise en défaut de paiement, avec pour conséquence de déclencher un défaut sur d’autres remboursements de dette.

Evergrande, qui traîne une ardoise de dettes estimée à 260 milliards d’euros, est l’un des plus gros promoteurs de Chine. Il emploie 200.000 personnes et son activité génère 3,8 millions d’emplois dans le pays, selon l’entreprise.

Mais étranglé par sa dette colossale, le groupe se débat depuis plusieurs mois pour honorer ses paiements d’intérêts et ses livraisons d’appartements.

La situation du groupe est scrutée avec inquiétude depuis plusieurs mois car son potentiel effondrement pourrait plomber la croissance du géant asiatique. 

Evergrande a évité plusieurs défauts de paiement en octobre, en effectuant in extremis des paiements d’intérêts à des détenteurs d’obligations à l’étranger. Mais le groupe cherche depuis plusieurs mois à se délester d’actifs afin de se renflouer.

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