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Neuralink est prêt à implanter ses premières puces cérébrales, et des milliers de volontaires se bousculent déjà pour les essais humains

Neuralink est prêt à implanter ses premières puces cérébrales, et des milliers de volontaires se bousculent déjà pour les essais humains
Elon Musk, Neuralink (BSIP/UIG/Yichuan Cao/NurPhoto via Getty Images)

Jour de fête pour Elon Musk : Neuralink est toute proche d’implanter ses puces cérébrales dans le cerveau de cobayes humains. Et ça tombe bien, ça se bouscule au portillon pour faire partie des chanceux (?) qui prendront part aux premiers essais cliniques.

Pourquoi est-ce important ?

Neuralink ambitionne de créer des dispositifs implantables dans le cerveau. Selon Elon Musk, ces implants pourraient être bénéfiques pour les individus atteints de divers handicaps, tels que la paralysie. Il a également suggéré que ces technologies pourraient traiter des conditions comme l'autisme et la schizophrénie. Ce qui a toutefois été accueilli avec un certain doute par la communauté scientifique.

Dans l’actu : Neuralink cherche son premier cobaye humain prêt à se faire implanter une puce cérébrale.

  • Si vous voulez postuler, sachez que le participant idéal pour le premier essai serait un adulte de moins de 40 ans, paralysé des quatre membres.
  • Vous êtes dans les critères ? Il faudra faire la queue. Selon la biographe d’Elon Musk, Ashlee Vance, des milliers de personnes sont demandeurs de se faire implanter la puce Neuralink.

Des électrodes et fils dans le cerveau

Les détails : La chirurgie consiste à subir l’ablation d’un segment de son crâne pour y implanter la puce cérébrale de Neuralink. Elle a été approuvée par la FDA américaine en mai dernier.

  • D’abord, on retire un fragment de crâne qui sera substitué par un dispositif informatique de la taille d’une pièce de monnaie.
  • Cette puce cérébrale est implantée dans la zone du cortex prémoteur. Celle-ci est connue sous le nom de « bouton de la main », qui contrôle les mains, les poignets et les avant-bras.
  • Cette opération fait intervenir d’un robot avancé pour implanter un ensemble de 64 fils extrêmement fins bordés de plus de 1.000 électrodes dans le cerveau. Il faut placer les capteurs aussi près que possible des neurones.
  • La fonction de ce dispositif sera de surveiller et d’interpréter l’activité neuronale. Il transmettra ces données à un ordinateur portable ou une tablette via une connexion sans fil.
  • Cette première démarche est fondamentale dans les initiatives de Neuralink pour traduire les pensées d’un individu en une suite d’instructions interprétables par un ordinateur.

Les perspectives : À terme, Musk promet que Neuralink pourra réaliser une telle chirurgie en 15 minutes, contre plusieurs heures actuellement. Objectif : convertir n’importe qui en homme-robot capable de télécharger ses pensées dans un espace de stockage. Les personnes paralysées retrouveraient la mobilité et celles incapables de parler pourraient voir leurs paroles retranscrites rien qu’en y pensant. Tout en étant « en symbiose avec l’intelligence artificielle« , comme l’a annoncé le milliardaire en 2019.

  • Pour ce qui est du calendrier des opérations, Neuralink planifie de mener 11 procédures chirurgicales en 2024, puis 27 en 2025 et 79 en 2026.
  • Ensuite, on accélère à 499 opérations en 2027 et jusqu’à 22.204 en 2030, d’après les informations communiquées aux investisseurs.
  • La start-up anticipe des revenus annuels estimés à 100 millions de dollars dans les cinq années à venir.

« L’objectif à long terme est de rendre (ces puces) accessibles à des milliards de personnes, de libérer le potentiel humain et d’aller au-delà de nos capacités biologiques. »

DJ Seo, cofondateur de Neuralink et vice-président de l’ingénierie de la start-up

« Nous ne pouvons pas faire exploser les trois premiers cerveaux »

Zoom arrière : Ces premiers tests qui approchent revêtent une importance cruciale : Neuralink n’a pas le droit à l’erreur.

  • Lorsqu’il s’agit de cerveaux, « nous ne pouvons pas faire exploser les trois premiers « , a déclaré à Bloomberg Shivon Zilis, directeur des projets spéciaux de Neuralink, en référence aux explosions des fusées Starship de SpaceX« Ce n’est pas une option ici. »
    • La priorité lors de l’intervention est d’éviter de créer des saignements ou des tissus cicatriciels dans le cerveau du patient.
    • À cette fin, Neuralink a construit son propre robot chirurgical.
  • D’autant plus que beaucoup d’argent est en jeu. Lors du lancement de Neuralink en 2016, Musk a investi 100 millions de dollars de sa propre poche. Depuis, l’entreprise a levé plus d’un demi-milliard de dollars, dont 280 millions rien que cette année.
    • Intéressant à noter : l’engouement d’Elon Musk pour cette technologie futuriste ruisselle sur les autres entreprises de ce type. On a investi plus de 560 millions de dollars l’an dernier dans des sociétés de ce secteur, selon la société de recherche PitchBook.
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