Nethys veut vendre l’Avenir, mais pas Win ni Elicio

L'action au civil a pour but le remboursement des sommes reçues par les ex-managers de Nethys.
Siège de l’intercommunale Nethys, à Liège. (Isopix)

Le CEO ad interim de Nethys entend se séparer des Editions de l’Avenir courant 2020. Il souhaite que le processus de vente puisse débuter, si possible, dès la fin du mois de janvier prochain. Les filiales Win et Elicio ne sont, elles, pas à vendre pour le moment.

‘Il y a clairement la volonté de vendre les titres de presse qui sont liés à Nethys’, affirme en effet Renaud Witmeur dans les colonnes de La Libre Belgique lundi.

‘Surprise et incompréhension’

Celui qui est aussi patron de la Sogepa s’étonne de la concentration du pouvoir qui était en vigueur chez Nethys sous l’ancienne direction. ‘Cela n’a pas été facile de trouver toutes les réponses et c’est encore parfois le cas car l’ancien management concentrait beaucoup de pouvoir et ne partageait pas les éléments stratégiques et les informations avec les équipes internes. Une telle concentration du pouvoir reste pour moi une surprise et une incompréhension’, confie-t-il, un peu plus de deux mois après son arrivée au sein de la filiale de l’intercommunale Enodia.

Renaud Witmeur dit avoir un bon espoir de récupérer les 18 millions versés à l’ancien management.

Aucune volonté de vente

Nethys est par ailleurs occupé à faire une revue de la valeur et du positionnement des autres filiales Win et Elicio mais il n’y a, à ce stade, aucune volonté de les mettre en vente, indique-t-il, alors que le conseil d’administration d’Enodia doit acter ce lundi après-midi la vente de Voo au fonds américain Providence.