Principaux renseignements
- Giorgia Meloni exhorte la Commission européenne à appliquer les mêmes règles de flexibilité que celles utilisées pour les dépenses de défense afin de faire face à la crise énergétique actuelle.
- La Première ministre fait valoir que la stabilité économique et l’accès à une énergie abordable sont des éléments essentiels de la sécurité, au même titre que la puissance militaire.
- Sans une plus grande flexibilité budgétaire, l’Italie pourrait avoir du mal à apporter un soutien adéquat à ses citoyens pendant la crise énergétique tout en continuant à participer aux initiatives de défense de l’UE.
La Première ministre italienne Giorgia Meloni a écrit à la Commission européenne pour l’exhorter à traiter la crise énergétique avec la même urgence que les dépenses de défense. C’est ce que rapporte Euronews. Elle fait valoir que les règles budgétaires actuelles sont trop restrictives pour les pays confrontés à la flambée des coûts énergétiques et que les ménages et les industries ont besoin d’un soutien accru.
Un appel à la flexibilité
Meloni évoque la volonté de l’UE d’activer la clause d’exemption nationale, qui accorde aux États membres une flexibilité budgétaire temporaire pour les dépenses de défense dans des circonstances exceptionnelles. Elle estime qu’une approche similaire est nécessaire pour répondre aux préoccupations pressantes en matière de sécurité énergétique auxquelles l’Europe est confrontée.
La Première ministre souligne la définition élargie de la sécurité, affirmant qu’elle englobe non seulement la puissance militaire, mais aussi la stabilité économique et la capacité des familles et des entreprises à subvenir à leurs besoins essentiels, comme l’énergie. Elle fait valoir que demander aux citoyens de soutenir une augmentation des dépenses de défense tout en négligeant la pression financière causée par les prix élevés de l’énergie crée une dissonance difficile à justifier.
Répercussions économiques
L’appel de la première ministre en faveur de la flexibilité intervient alors que les craintes d’un choc énergétique, alimentées par l’escalade des tensions au Moyen-Orient et les perturbations potentielles des voies de transport cruciales pour le pétrole et le gaz, se ravivent. Elle met en avant les répercussions économiques de la précédente crise énergétique qui a suivi l’invasion de l’Ukraine par la Russie, laquelle a entraîné des fermetures d’usines, une flambée de l’inflation et des subventions d’urgence de la part du gouvernement.
L’Italie, avec son ratio dette/PIB élevé, est confrontée à des contraintes importantes en vertu des règles budgétaires existantes lorsqu’il s’agit d’octroyer des subventions à grande échelle. Meloni met en garde contre le fait qu’un manque de flexibilité sur les coûts énergétiques pourrait également compromettre la participation de l’Italie au programme « Security Action for Europe » (SAFE) de l’UE, un mécanisme d’emprunt conjoint de 150 milliards d’euros visant à renforcer les capacités de défense. Elle souligne la nécessité d’une cohérence politique entre le soutien aux dépenses de défense et la réponse à la crise énergétique immédiate à laquelle sont confrontés les citoyens européens. (fc)
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