Régime méditerranéen ? La population de ce pays est la plus lourde de l’UE

Au sein de l’UE, Malte détient le triste record d’héberger la population la plus lourde en moyenne. Pas moins d’un quart des Maltais adultes sont obèses, et les cas de diabète 2 sont en constante augmentation.

Au sein de l’UE, Malte détient le triste record d’héberger la population la plus lourde en moyenne. Pas moins d’un quart des Maltais adultes sont obèses, et les cas de diabète 2 sont en constante augmentation.

Les pouvoirs publics s’en inquiètent d’autant plus, que le système de santé de Malte est totalement gratuit. Au cours des dernières années, diverses campagnes ont été menées pour inciter la population à améliorer son régime alimentaire, et à faire plus d’exercice physique.Mais l’une des causes les plus évidentes est que, contrairement à ce que la position géographique du pays pourrait suggérer, les Maltais n’ont pas un régime méditerranéen. Ils raffolent du pastizz, un petit friand de pâte feuilletée fourré à la ricotta ou avec de la purée de pois que l’on peut trouver en vente un peu partout sur l’île pour moins de 1 euros. Le burger est lui aussi bon marché : il coûte moins cher que 3 pommes.« Nous avons tendance à suivre les autres pays anglophones : le Royaume-Uni, les Etats-Unis », indique le George Debono, l’auteur d’une étude de 2015 portant sur le problème de l’obésité à Malte. Il explique que les Maltais ont une alimentation riche en féculents et en sucre.Et malheureusement, ils ne sont pas non plus portés sur l’exercice. Ils préfèrent monter leur voiture à leur bicyclette, une préférence confortée par l’absence de pistes cyclables.

Des coûts importants

Mais cette nonchalance risque de leur coûter cher. Près d’un Maltais sur 10 est diabétique, ce qui place le pays à la 4e place derrière la France, le Portugal et la Grèce au sein de l’UE en termes de fréquence du diabète.Le consultant PwC Malta a calculé que le problème du surpoids maltais avait coûté directement et indirectement 36 millions d’euros au pays en 2016, une somme qui représente 5 % du budget de la santé. Si rien n’est fait pour enrayer la montée du taux d’obésité, ce montant risque d’exploser dans les prochaines années, et la gratuité totale des soins ne pourra plus être maintenue.