L’US Air Force travaille sur un drone militaire capable de décoller des USA et d’atteindre l’Europe ou l’Asie en 90 minutes

Lockheed Martin travaille à la conception d’un drone d’observation et de bombardement capable de voler à plus de 7.400 km/h. Depuis les USA, il rejoindrait l’Europe ou l’Asie en une heure et demie. Un projet futuriste qui rappelle d’autres avions datant de la guerre froide, à l’époque où l’armée de Washington ne reculait devant aucune dépense.

Les drones ont la cote dans toutes les armées capables de se les payer, qu’il s’agisse de grands engins ambitieux ou d’objets volants de combat low-cost, voire de drones rôdeurs qui tiennent dans les mains d’un seul soldat. Et les États-Unis restent un des pôles du développement de nouveaux modèles, malgré l’arrivée dans ce secteur de pays tels qu’Israël ou la Turquie. L’avionneur Lockheed Martin planche d’ailleurs pour l’armée américaine sur un tout nouvel engin, capable de voler à plus de 7.400 km/h. En décollant depuis les États-Unis, ce drone pourra atteindre l’Europe en moins de 90 minutes.

Capable d’intervenir partout dans le monde

La société militaro-industrielle américaine n’en est qu’à ses premiers essais de motorisation, mais une telle vitesse et une telle autonomie révolutionneraient le déploiement stratégique des drones américains en permettant de se passer de bases avancées un peu partout dans le monde ou de porte-avions disséminés sur toutes les mers du globe. Ce drone serait destiné à remplir des missions tant de renseignement que de combat ; vu l’autonomie qu’on lui imagine, on peut donc s’attendre à un objet volant des plus volumineux.

Si l’on est encore loin d’un véritable prototype, on sait déjà que ce drone portera le nom de SR-72, signale Futura. Et c’est là sans doute un indice intéressant sur sa future conception, car la similitude avec le fameux SR-71 Blackbird de Lockheed Martin ne saurait être fortuite.

Le Blackbird, un héritage prestigieux

Ce grand volatile noir à la silhouette reconnaissable entre mille était un avion espion utilisé par l’US Air Force de 1968 à 1990. Bardé d’électronique et de capteurs de reconnaissance, il avait pour mission de mener des observations lointaines et à très haute altitude : capable d’évoluer à Mach 3, c’était alors l’avion le plus rapide et son altitude de croisière de 20.000 mètres le mettait hors d’atteinte des missiles. Mais il a été rendu obsolète par l’amélioration de l’observation par satellite. Construit à 32 exemplaires seulement, le Blackbird a servi encore un temps la NASA pour des vols d’essai.

Le Lockheed SR-71 Blackbird.

Deux fois plus vite, dès 2030

Son successeur sans pilote ira donc plus de deux fois plus vite pour réaliser à la fois des missions de renseignement et de bombardement, probablement à l’aide de missiles supersoniques eux aussi. Un engin qui sera donc en théorie capable de frapper un peu partout sur le globe sous un préavis très court, tout en échappant à ses poursuivants grâce à son immense vitesse.

Un fameux défi technique car, pour atteindre les 7.400 km/h, il devra utiliser deux types de motorisation : des turbines classiques pour le décollage et la mise en croisière, et puis des statoréacteurs pour le vol aux frontières de l’espace. Le drone devra aussi être construit dans des matériaux capables de résister à des accélérations et donc, des températures aussi élevées. Lockheed Martin estime que le SR-72 pourra voler dès 2025 pour une mise en service en 2030.

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