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L’Union européenne revoit son discours sur l’Afrique à un moment très opportun

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Politique

25/02/2020 | Sonia Romero | 5 min de lecture

La chancelière allemande Angela Merkel s'entretient avec le président de l'Angola Joan Goncalves Lourenco lors du sommet UE-Afrique à Abidjan, Côte d'Ivoire, le 29 novembre 2017.

La stratégie UE-Afrique de l’Union européenne sera officiellement lancée début mars, au centre de laquelle on devrait retrouver une série de ‘partenariats’ politiques souhaités par les dirigeants européens.

Le site Euractiv a pu obtenir un projet de l’UE qui a fait l’objet d’une fuite. Sa visée: le ‘changement de discours’ de l’exécutif européen vis-à-vis de l’Afrique. Il faudra désormais la ‘regarder pour ce qu’elle est en train de devenir: la plus jeune population du monde, la plus grande zone commerciale depuis la création de l’OMC, l’appétit pour l’intégration régionale, l’autonomisation des femmes, le tout créant d’énormes opportunités économiques’.

Le document rapporté par Euractiv révèle également les domaines que l’UE couvrirait. On y retrouve des partenariats pour la croissance durable et l’emploi, pour une transition verte, pour une transformation numérique et des données, pour la paix, la sécurité, la gouvernance et la résilience, pour les migrations et la mobilité, et enfin pour le multilatéralisme. L’accent est clairement mis sur les ‘partenariats’ plutôt que sur le ‘développement’ souligné par les premiers mois d’Ursula Von der Leyen à la Commission.

On devrait en savoir plus lorsque le document sera officiellement révélé par la Commission le 4 mars, mais il faudra encore sans doute attendre un sommet UE/Union africaine en octobre à Bruxelles pour qu’il se convertisse en politique officielle.

Opportunités commerciales

Si l’Union a décidé de revoir son discours sur l’Afrique, ce n’est pas simplement par pure générosité. Selon le site d’informations européennes, la stratégie sera probablement axée sur les moyens d’accroître les échanges commerciaux entre l’UE et l’Afrique, ainsi que sur les opportunités commerciales et les investissements. Elle promet toutefois d’accroître aussi le soutien de l’UE à l’accord de libre-échange continental africain qui entrera en vigueur dans le courant de l’année.

L’absence de successeur à l’accord de Cotonou entre l’Union européenne et les États d’Afrique, des Caraïbes et du Pacifique pourrait cependant ralentir le processus. Cet accord qui couvre les relations commerciales et politiques entre ces États doit expirer en mars… Et aucun nouvel accord ne se profile à l’horizon.

Des partenariats tous azimuts

L’exécutif européen affirme pourtant qu’il est en bonne voie de réaliser les 44 milliards d’euros d’investissements du secteur privé promis dans le cadre du plan d’investissement extérieur lancé par la Commission Juncker. L’ex-président de la Commission avait annoncé une nouvelle alliance Afrique-Europe pour un investissement et des emplois durables en 2018. On ignore toutefois si la nouvelle ‘stratégie’ implique bien de nouveaux financements.

Il faudra encore attendre pour connaître les vraies intentions de l’UE… Qui devra se dépêcher puisqu’elle n’est pas la seule à vouloir renforcer ses partenariats avec l’Afrique. Le Royaume-Uni, l’Inde, la Turquie, la Russie et la France font ainsi partie d’un groupe qui organise des conférences axées sur les investissements en Afrique. L’administration américaine de Donald Trump n’est pas non plus en reste, avec une nouvelle offre commerciale et d’investissements pour les dirigeants africains.

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Source: BusinessAM


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