Principaux renseignements
- L’Ouzbékistan a reçu son premier lot d’avions de chasse chinois J-10C.
- Cet achat marque un pivot stratégique militaire de la Russie vers la Chine.
- L’avionique chinoise moderne remplace les appareils vieillissants de l’ère soviétique afin de renforcer l’efficacité de la défense aérienne.
Les forces aériennes de l’Ouzbékistan ont officiellement pris livraison de leur premier lot d’avions de chasse chinois J-10C.
Pays tiers
Cette arrivée fait suite à une période d’attente marquée par des informations faisant état de la formation en Chine d’équipes techniques et de pilotes ouzbeks, ainsi que par des rumeurs concernant des difficultés d’intégration et des retards de livraison.
L’Ouzbékistan devient ainsi le troisième pays à exploiter cet appareil, rejoignant la Chine et le Pakistan. Si les détails contractuels exacts restent confidentiels, des sources non officielles indiquent que la commande totale porte sur 24 appareils.
Un pivot vers Pékin
Cette acquisition reflète un réorientement stratégique plus large vers Pékin, l’Ouzbékistan renforçant ses liens militaires, économiques et technologiques avec la Chine. En intégrant le J-10C, Tachkent met en place un réseau de défense aérienne plus cohérent, fondé sur la technologie chinoise.
Cette transition se manifeste par le remplacement progressif des équipements hérités de l’ère soviétique par des systèmes chinois modernes, notamment les plates-formes de missiles sol-air KS-1C, FM-90 et HQ-9B.
Le processus de sélection
Le choix du J-10C a fait l’objet de délibérations approfondies. Début 2025, des informations ont laissé entendre que la Chine avait approuvé la vente d’un avion de chasse, suscitant un débat sur la question de savoir si l’Ouzbékistan opterait pour le chasseur furtif J-35, le JF-17 Block III ou le J-10C. Auparavant, le gouvernement avait comparé les mérites du Rafale français à ceux du Su-30SM russe.
À l’inverse, le Kazakhstan voisin a opté pour le Su-30SM en raison de sa portée et de ses capacités de combat supérieures, soutenues par un budget de défense plus important.
Remplacer les appareils hérités de l’ère soviétique
Cet effort de modernisation intervient alors que l’Ouzbékistan retire de service sa flotte vieillissante d’avions datant de la guerre froide. Le Su-27, qui représentait autrefois le summum de ses capacités de supériorité aérienne, a été progressivement retiré au début des années 2020, et les MiG-29 devraient suivre une fois que la flotte de J-10C sera pleinement opérationnelle. Comparé à ces vestiges soviétiques, le J-10C offre un bond en avant significatif en termes d’efficacité ; il dispose d’une cellule en matériaux composites et d’une avionique de pointe qui ont des décennies d’avance sur ses prédécesseurs, tout en nécessitant un entretien bien moins coûteux. (fc)
Suivez également Business AM sur Google Actualités
Si vous souhaitez accéder à tous les articles, abonnez-vous ici !

