Principaux renseignements
- L’Italie et la Finlande exigent l’exclusion de l’Espagne de l’espace Schengen en raison de défaillances aux frontières.
- Les tensions diplomatiques s’intensifient alors que l’Italie critique la politique espagnole consistant à accorder un statut légal aux migrants.
- Les responsables européens appellent à une réglementation stricte et à une coopération stratégique avec le Maroc pour rétablir l’intégrité des frontières.
Les tensions se sont intensifiées entre plusieurs pays européens à la suite d’un afflux massif de migrants entrant sur le territoire espagnol de Ceuta. En réponse à cette crise, l’Italie et la Finlande ont toutes deux plaidé en faveur de l’exclusion de l’Espagne de l’espace Schengen.
La ministre finlandaise de l’Intérieur, Mari Rantanen, a fait valoir que l’Espagne avait manqué à son devoir de sécuriser ses frontières extérieures, affirmant que l’appartenance à l’espace Schengen devait dépendre de la capacité d’un pays à empêcher de telles infiltrations.
L’Italie exige des mesures frontalières strictes
Le gouvernement italien, dirigé par la Première ministre Giorgia Meloni, a exprimé une indignation similaire. Meloni a qualifié les scènes observées à Ceuta d’alarmantes et de menace directe pour la sécurité du continent, déclarant que l’Italie était prête à mettre en œuvre des protocoles d’urgence pour protéger ses propres frontières.
Cette position est soutenue par le vice-Premier ministre Matteo Salvini et le ministre des Affaires étrangères Antonio Tajani, qui ont plaidé en faveur de la suspension des privilèges Schengen de l’Espagne.
Rupture diplomatique autour de la politique migratoire
Aggravant encore la fracture diplomatique, le ministre Tajani a critiqué l’approche du Premier ministre espagnol Pedro Sánchez en matière de migration. Il a fait valoir que le projet de l’Espagne visant à accorder un statut légal à des milliers de migrants sans papiers est fondamentalement vicié et constitue une incitation pour les passeurs.
Cela a suscité une vive réaction de la part du ministre espagnol des Affaires étrangères, José Manuel Albares, rejetant les affirmations du gouvernement italien comme de la rhétorique partisane plutôt que comme une manifestation d’unité européenne.
L’UE renforce sa coopération avec le Maroc
Alors que les dirigeants politiques s’affrontent, la Commission européenne et le Parti populaire européen ont appelé à l’application immédiate des réglementations en matière de migration et de retour.
Le commissaire européen chargé de la migration, Magnus Brunner, a déclaré que la Commission collaborait avec les autorités espagnoles pour préserver l’intégrité des frontières. Par ailleurs, les responsables de l’UE ont souligné que le Maroc restait un partenaire stratégique essentiel pour la gestion des flux migratoires et la coordination de l’expulsion des personnes entrées illégalement à Ceuta.
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