L’inflation dans la zone euro atteint 3,3 pour cent alors que les coûts de l’énergie grimpent


Principaux renseignements

  • L’inflation dans la zone euro a atteint 3,3 pour cent en raison de la flambée des coûts de l’énergie.
  • L’inflation sous-jacente a légèrement baissé, ce qui indique que les pressions sous-jacentes sur les prix restent maîtrisables.
  • La BCE devrait procéder à une nouvelle hausse des taux d’intérêt en septembre, avant de marquer une pause pour évaluer l’impact de cette mesure.

Les données d’Eurostat pour le mois d’août montrent que l’inflation dans la zone euro, qui compte 21 pays, a atteint 3,3 eurostat, contre 2,9 eurostat en juillet. Cette hausse est principalement due à l’augmentation des prix du gaz naturel et du pétrole brut. Le conflit persistant avec l’Iran a contribué à cette pression à la hausse sur les prix.

Inflation sous-jacente

Malgré la hausse globale, les décideurs politiques se rassurent en constatant que les pressions sur les prix de base restent maîtrisées. L’inflation sous-jacente, qui exclut la volatilité des prix de l’énergie et des denrées alimentaires, a en effet légèrement reculé, passant de 2,5 pour cent à 2,4 pour cent.

Ce recul a été favorisé par un ralentissement des coûts des services, qui sont passés de 3,3 pour cent à 3 pour cent, ce qui suggère que les flambées des prix de l’énergie n’ont pas encore déclenché un cycle plus large d’inflation soutenue.

Hausses de taux d’intérêt anticipées

Les chiffres concordent avec les prévisions antérieures, ce qui rend presque inévitable la décision attendue le 10 septembre de relever le taux de dépôt à 2,50 pour cent. Le marché ayant déjà anticipé cette deuxième hausse de l’année, les investisseurs débattent désormais de la trajectoire à long terme des taux d’intérêt.

Arguments en faveur d’une pause dans la politique monétaire

Il prévaut parmi les économistes et les responsables l’opinion selon laquelle la BCE pourrait marquer une pause après septembre, en maintenant les taux à un niveau « neutre » afin de ne pas entraver la croissance économique.

Ce point de vue est étayé par un marché du travail stagnant et l’absence de hausse salariale significative, combinés à un taux de croissance économique fragile d’environ 1 pour cent qui pourrait être encore compromis par l’instabilité géopolitique.

Possibilité d’un nouveau resserrement

À l’inverse, certains analystes financiers prévoient deux hausses supplémentaires au cours de l’année à venir. Ils font valoir qu’un conflit prolongé en Iran et la hausse des prix du gaz finiront par se répercuter sur d’autres secteurs de l’économie.

De plus, la résilience de la zone euro face aux droits de douane et aux hausses de taux, conjuguée à d’éventuelles hausses de taux de la part de la Réserve fédérale et d’autres banques centrales mondiales, pourrait nécessiter des mesures plus agressives.

Perspectives pour décembre

Même si un resserrement supplémentaire s’avère nécessaire, il n’y a pas d’urgence immédiate. Il est probable que la BCE fasse l’impasse sur sa réunion d’octobre, préférant attendre les prévisions économiques actualisées en décembre avant de déterminer la suite de sa politique.

(at)

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