Principaux renseignements
- Les obstructions dans le détroit d’Ormuz menacent la stabilité économique européenne.
- La hausse des coûts énergétiques entraîne des risques dangereux de stagflation dans toute la région.
- La Commission européenne a revu à la baisse ses prévisions de croissance en raison de la crise actuelle.
Lors de délibérations de haut niveau à Nicosie, à Chypre, le président de l’Eurogroupe, Kyriakos Pierrakakis, a averti que l’économie européenne serait confrontée à une crise de plus en plus grave tant que le conflit avec l’Iran persisterait et que le détroit d’Ormuz resterait bloqué. S’adressant aux ministres des Finances, Pierrakakis a souligné qu’il fallait prendre conscience du fait que si la voie maritime n’était pas rouverte rapidement, la stabilité économique s’en trouverait progressivement affaiblie chaque mois.
Équilibre entre aide sociale et stabilité budgétaire
Les dirigeants des secteurs financiers européens sont actuellement confrontés à un équilibre difficile à trouver. Ils visent à protéger les populations les plus marginalisées et à fournir un soutien social tout en empêchant que la crise énergétique actuelle ne se transforme en un effondrement budgétaire plus général.
Le goulot d’étranglement commercial mondial causé par la fermeture du détroit d’Ormuz — à la suite des actions militaires menées par Israël et les États-Unis contre l’Iran le 28 février — a provoqué une flambée des coûts du pétrole brut. Cette escalade des prix de l’énergie continue d’exercer une pression financière considérable sur les entreprises européennes et les consommateurs individuels.
Risk of stagflation
Tout en reconnaissant que la région est confrontée à des risques de stagflation — une situation où la stagnation de la croissance économique coïncide avec une hausse de l’inflation —, Pierrakakis a affirmé que l’Europe restait solide et avait commencé à mettre en œuvre des contre-mesures.
Compte tenu de ces défis, la Commission européenne a récemment revu ses prévisions économiques à la baisse. Les prévisions de croissance globale pour l’Europe ont été ramenées de 1,4 pour cent à 1,1 pour cent. Au sein de la zone euro, la croissance attendue est tombée à 0,9 pour cent, l’Allemagne, première puissance économique du continent, voyant ses prévisions de croissance chuter à seulement 0,6 pour cent pour l’année.
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