Les prix des carburants repartent à la hausse en Inde sur fond de tensions mondiales


Principaux renseignements

  • Les prix des carburants en Inde ont été relevés à trois reprises en l’espace d’une semaine afin de limiter les pertes des raffineries et de freiner la hausse de la demande.
  • Les tensions au Moyen-Orient et l’inflation au niveau des prix de gros sont à l’origine de cette augmentation des coûts.
  • Les responsables gouvernementaux garantissent que les réserves de carburant sont suffisantes, malgré les mises en garde contre la thésaurisation.

Les coûts du carburant en Inde ont augmenté pour la troisième fois en un peu plus d’une semaine, les raffineries gérées par l’État ayant relevé samedi les prix de détail de l’essence et du diesel. Ces ajustements, qui ont entraîné une hausse des prix de près de 1 pour cent, ont été mis en œuvre pour atténuer les pertes financières subies par les raffineurs et pour freiner une soudaine flambée de la consommation. À New Delhi, l’essence coûte désormais 99,51 roupies (0,89 euro) le litre, tandis que le diesel coûte 92,49 roupies (0,83 euro), bien que ces chiffres varient à l’échelle nationale en fonction des taxes régionales.

Des hausses de prix similaires ont été adoptées par Hindustan Petroleum Corp Ltd. et Bharat Petroleum Corp Ltd. Au total, le prix du diesel a bondi de 5,5 pour cent et celui de l’essence de 5 pour cent au cours des huit derniers jours. Par ailleurs, Indraprastha Gas a annoncé une hausse de 1 pour cent du prix du gaz naturel comprimé dans l’ensemble de ses zones de desserte.

Tensions mondiales

Les pressions économiques actuelles sont en grande partie attribuées aux tensions au Moyen-Orient, qui ont perturbé les approvisionnements énergétiques transitant par le détroit d’Ormuz. Cette instabilité a mis la roupie indienne sous pression et entraîné une fuite de capitaux sans précédent hors des marchés boursiers nationaux. Bien que la hausse des prix à la consommation reste inférieure au seuil de 4 pour cent fixé par la banque centrale, l’inflation des prix de gros a atteint un pic de 8,3 pour cent en avril. Les détaillants ont donc dû répercuter la hausse des coûts sur le public.

Afin d’éviter un choc soudain pour les consommateurs, le gouvernement a opté pour une série d’augmentations de prix progressives. Cela a fait suite à une première hausse de 3 pour cent le 15 mai, la première augmentation en quatre ans.

La pression s’intensifie sur les raffineries publiques

La charge financière qui pèse sur les raffineries publiques, qui détiennent la grande majorité du marché, est considérable. Bharat Petroleum Corp Ltd. a fait état de pertes importantes par litre pour les deux types de carburant. Cela contraste fortement avec les concurrents privés tels que Shell India, qui vendent du carburant à des tarifs bien plus élevés. Cet écart a incité les gros acheteurs à se tourner vers des points de vente moins chers, ce qui a déclenché des achats de panique et provoqué un pic artificiel de la demande. Indian Oil a indiqué que la demande de diesel et d’essence avait augmenté respectivement de 18 pour cent et 14 pour cent au cours des trois premières semaines de mai par rapport à l’année dernière.

Garantie gouvernementale concernant les réserves de carburant

Malgré ces défis, le ministère du Pétrole et du Gaz naturel a rassuré le public via les réseaux sociaux en affirmant que les réserves nationales de carburant étaient suffisantes. Les responsables ont exhorté les citoyens à éviter la thésaurisation et à consommer de manière responsable afin de garantir que le carburant reste accessible à tous pendant cette période de forte demande.

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