Principaux renseignements
- Le Royaume-Uni est confronté à un vide dans ses acquisitions militaires. Aucun nouvel avion de chasse F-35 ne sera livré avant le début des années 2030.
- La stagnation des effectifs de la flotte oblige les appareils existants à faire face à des exigences opérationnelles croissantes.
- Le retard des livraisons de F-35A repousse la mise en place de capacités critiques pour les missions nucléaires de l’OTAN.
Une interruption significative dans l’acquisition des avions de combat F-35 est attendue au Royaume-Uni, aucun nouvel appareil ne devant arriver avant le début des années 2030. Ce calendrier a été confirmé dans une réponse écrite adressée au Parlement, révélant un vide de plusieurs années dans les livraisons malgré l’engagement pris précédemment par le gouvernement d’acheter des appareils supplémentaires au-delà des 48 unités initialement prévues.
Confirmation par le gouvernement
Dans une réponse datée du 9 juillet, le ministre chargé de la préparation de la défense et de l’industrie, Luke Pollard, a répondu à une question du député conservateur Ben Obese-Jecty concernant les détails du plan d’investissement dans la défense.
Pollard a déclaré que 12 appareils de type F-35A seraient acquis, bien que le calendrier précis des livraisons reste subordonné aux discussions avec le Bureau multinational du programme conjoint. Le gouvernement a exprimé son souhait de reprendre les livraisons au début des années 2030.
Peut-être attendre encore plus longtemps
Cette annonce clarifie un calendrier qui avait été vaguement laissé entendre depuis juin 2025, date à laquelle il avait été révélé que le prochain lot de 27 avions serait composé de F-35B et de 12 F-35A dédiés aux missions nucléaires de l’OTAN. La commande initiale de 48 F-35B étant désormais honorée — et compte tenu d’une perte survenue lors d’un accident survenu sur un porte-avions en 2021 —, le nombre total d’appareils de la flotte restera stable pendant plusieurs années.
De plus, la formulation prudente du ministre laisse entendre que l’intervalle entre les livraisons pourrait potentiellement s’allonger.
Pression sur les moyens existants
Cette pause opérationnelle a des répercussions sur plusieurs objectifs stratégiques. Les 12 F-35A destinés à la base de la RAF à Marham, conçus pour déployer des bombes à gravité américaines B61 dans le cadre de la mission à double capacité de l’OTAN, ne pourront pas commencer leurs missions nucléaires tant qu’ils n’auront pas été livrés ; les responsables ont indiqué que l’objectif était de les déployer peu après 2030.
Parallèlement, la flotte existante de F-35B doit faire face à des exigences croissantes. L’escadre aérienne soutient actuellement l’opération Firecrest pour le HMS Prince of Wales et dirige les premières missions de défense aérienne de l’OTAN à partir d’un porte-avions européen. Ces responsabilités, ainsi que l’utilisation prévue du HMS Queen Elizabeth comme plaque tournante maritime pour la Force de réaction alliée de l’OTAN, seront assumées par un nombre fixe d’appareils jusqu’à la fin de la décennie. (fc)
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