Les incendies coûteront très, très cher à l’économie australienne

Les incendies dévastent des forêts entières, décimant la faune et la flore. EPA

Les incendies qui détruisent l’Australie sont une catastrophe pour la nature. Ils le sont aussi pour les entreprises et l’économie, de l’agriculture au secteur des assurances.

Tandis que l’île-continent compte ses morts, ses maisons détruites et sa faune dévastée, le secteur des assurances australien livre un premier bilan, rapporte l’agence Reuters. Le Conseil d’Assurance d’Australie indique avoir reçu 5.850 demandes d’indemnisation depuis début novembre. Les pertes concernées s’élèvent à 375 millions de dollars australiens, soit 234,5 millions d’euros. Il s’agit là d’un premier chiffre qui sera sans doute revu à la hausse. De nombreuses zones restes inaccessibles à cause des flammes. Le calcul devrait prendre plusieurs mois.

La semaine dernière, l’assureur Insurance Australia Group a indiqué s’attendre à 400 millions de dollars australiens de dédommagement, soit plus de la moitié de son allocation disponible pour l’année 2020.

Des fermes dévastées

Les nombreuses photos de bétail carbonisé et de champs dévastés ne laissent aucun doute. Le secteur agricole paye le prix fort. Dans l’état de Victoria, le seul secteur laitier accuse une perte de 3,3 milliards de dollars australiens (2,06 milliards d’euros).

Bega Cheese, une coopérative agricole située dans le New South Wales, a perdu 9% en bourse ce lundi après la destruction des exploitations de ses fournisseurs.

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Touristes et habitants évacués

Face à la puissance des flammes et à la rapidité de propagation, les touristes ont été priés de quitter les régions de la côté sud. Le groupe Aspen, propriétaire d’hôtels resorts dans les villes balnéaires du sud de l’Australie, a chiffré l’impact à hauteur de 312.000 euros. L’entreprise refuse désormais d’accueillir de nouveaux touristes, rapporte Reuters. Impossible à l’heure actuelle de déterminer quand les activités retrouveront leur cours habituel.

Touristes et habitants doivent quitter les régions proches des flammes, avec le renfort de l’armée. ISOPIX

Dans ce contexte, l’Open d’Australie est remis en question. Le tournoi international de tennis doit avoir lieu fin janvier à Melbourne. Des stars comme le numéro 2 mondial Djokovic évoquent la piste de l’annulation. Un élan de solidarité envers les victimes, mais aussi pour protéger les joueurs alors que les fumées s’étendent et polluent les villes plus éloignées des foyers d’incendies.