Principaux renseignements
- Les États-Unis devraient devenir cette année le principal fournisseur de gaz de l’Europe.
- Bien que le gaz américain offre une disponibilité accrue aux pays européens, réduisant ainsi leur dépendance vis-à-vis du gaz russe acheminé par gazoduc, il est proposé à un prix plus élevé.
- Malgré les efforts de diversification visant à réduire la dépendance vis-à-vis du gaz russe, l’Europe reste vulnérable aux risques géopolitiques en raison de sa dépendance à la fois vis-à-vis du GNL américain et de la poursuite des importations de GNL russe.
Les États-Unis sont en passe de devenir le premier fournisseur de gaz de l’Europe cette année, dépassant toutes les autres sources en termes d’importations totales de gaz liquéfié et de gaz par gazoduc. Cette évolution est due au fait que les pays européens suppriment progressivement le gaz russe en raison du conflit en cours en Ukraine et des sanctions qui en découlent.
Influence croissante des États-Unis
L’année dernière, l’UE s’est approvisionnée à hauteur de 58 pour cent en gaz naturel liquéfié (GNL) auprès des États-Unis, un chiffre qui devrait atteindre les deux tiers d’ici la fin de l’année. Si le gaz américain affiche actuellement le prix le plus élevé pour les acheteurs européens, sa disponibilité accrue s’est avérée cruciale alors que les pays réduisent leur dépendance au gaz russe acheminé par gazoduc.
Les risques géopolitiques persistent
Les experts prévoient que d’ici 2028, l’Europe pourrait importer jusqu’à 80 pour cent de son GNL des États-Unis. Cette transition du gaz acheminé par gazoduc vers le GNL, initialement destinée à renforcer la sécurité et la diversification de l’approvisionnement, semble avoir manqué ses objectifs. Les analystes affirment que la dépendance de l’Europe vis-à-vis du GNL américain l’a rendue vulnérable à la volatilité des prix et à d’éventuelles perturbations de l’approvisionnement.
Malgré les efforts visant à s’affranchir du gaz russe, la Russie reste un fournisseur important de GNL pour l’UE. En effet, les importations de GNL russe vers l’Union ont augmenté de 16 pour cent au premier trimestre 2026, atteignant des niveaux records grâce aux livraisons vers la France, l’Espagne et la Belgique. (fc)
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