Les électeurs islandais restent divisés sur la question de l’adhésion à l’UE selon un nouveau sondage


Principaux renseignements

  • L’Islande reste très divisée quant à la reprise des négociations sur son adhésion à l’UE.
  • Le 29 août, le pays organisera un référendum sur les négociations d’adhésion à l’UE.
  • Un vote favorable autoriserait simplement l’ouverture de négociations, sans pour autant garantir une adhésion immédiate.

Un sondage récent révèle un coude à coude entre les partisans et les opposants à la reprise des discussions d’adhésion à l’Union européenne à l’approche du prochain scrutin en Islande. Selon les données publiées jeudi par Gallup pour Áfram Ísland, les deux camps recueillent chacun 46 pour cent du soutien de l’opinion publique, tandis que seuls 8 pour cent de l’électorat n’ont pas encore pris de décision.

Les enjeux du référendum

Le référendum, prévu le 29 août, déterminera si le pays doit relancer les négociations qui avaient été entamées pour la première fois lors de la crise financière de 2009, mais qui avaient finalement été interrompues en 2015. La précédente tentative d’adhésion avait échoué principalement en raison de désaccords concernant les droits de pêche.

Au cœur du débat actuel se trouvent les préoccupations relatives à la gestion des pêcheries, au passage éventuel à l’euro et à la sécurité nationale.

Les arguments en faveur de l’intégration

La ministre des Affaires étrangères, Þorgerður Katrín Gunnarsdóttir, estime qu’un vote favorable pourrait ouvrir la voie à l’adhésion de l’Islande en tant que 28e membre de l’UE d’ici dix-huit mois. Elle fait valoir que l’adhésion à l’Union est essentielle pour assurer la stabilité industrielle et la sécurité des entreprises dans le contexte des bouleversements géopolitiques actuels.

Elle ajoute que l’Islande pourrait ainsi réduire ses taux d’intérêt élevés et son inflation grâce à son adhésion à l’UE, tandis que l’Union bénéficierait de la situation géographique stratégique et des ressources du pays.

Rien n’est encore définitif

Toutefois, un « oui » lors du référendum du 29 août n’entraînerait pas une adhésion immédiate. Il autoriserait uniquement la reprise des négociations, un deuxième référendum étant nécessaire pour finaliser l’adhésion une fois les négociations conclues. (fc)

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