Principaux renseignements
- L’escalade des tensions entre les États-Unis et l’Iran a entraîné une hausse de plus de 4 pour cent des cours du pétrole brut.
- Les frappes militaires stratégiques américaines visent la capacité de l’Iran à perturber les voies maritimes.
- La hausse des coûts énergétiques augmente la probabilité d’une hausse des taux de la Réserve fédérale.
Les cours du pétrole brut ont bondi de plus de 4 pour cent, sous l’effet de l’escalade des tensions entre les États-Unis et l’Iran. Après onze nuits consécutives d’attaques militaires américaines, le cours du Brent pour livraison en juillet a atteint 95,38 dollars à 10 h 56, tandis que celui du West Texas Intermediate s’est élevé à 88,53 dollars.
Tensions diplomatiques
S’exprimant lors d’un rassemblement diplomatique aux Philippines, le secrétaire d’État Marco Rubio a fait part de son scepticisme quant à l’engagement de Téhéran en faveur de la paix. Tout en affirmant que Washington restait ouvert à des solutions diplomatiques, Rubio a déclaré que l’Iran avait violé les accords existants concernant le détroit d’Ormuz.
Il a souligné que les États-Unis prendraient toutes les mesures nécessaires pour préserver leurs intérêts nationaux et ceux de leurs partenaires si l’Iran continuait à faire preuve de manque de sincérité dans les négociations.
Militaires stratégiques
La récente campagne militaire, menée par le Commandement central américain, a visé divers actifs stratégiques iraniens, notamment des dépôts de drones, des hangars d’avions, des installations maritimes et des centres logistiques. Selon l’armée, ces opérations visaient à affaiblir la capacité de l’Iran à perturber le trafic des navires commerciaux dans le détroit d’Ormuz.
Rubio a en outre souligné que la volonté de l’Iran de contrôler ce corridor maritime vital constituait un obstacle majeur aux négociations, avertissant que lui accorder un tel contrôle créerait un dangereux précédent à l’échelle mondiale.
Inflation
Des experts du marché, dont Jim Reid de la Deutsche Bank, ont noté que l’absence de progrès avec l’Iran a détourné l’attention des investisseurs vers l’inflation. Le Brent ayant dépassé les 90 dollars le baril pour la première fois depuis plusieurs semaines, les craintes concernant une crise stagflationniste plus généralisée ont refait surface.
Cette hausse des coûts énergétiques a conduit les opérateurs à anticiper une politique monétaire plus agressive de la part de la Réserve fédérale, la probabilité d’une hausse des taux en juillet augmentant considérablement.
(at)
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