Principaux renseignements
- La faiblesse de la croissance économique et le marasme du marché immobilier font grimper les cours de l’or.
- Les ventes de logements neufs ont chuté de 6,2 pour cent en avril en raison de la hausse des coûts.
- L’inflation et l’offre limitée poussent les prix de l’immobilier vers de nouveaux sommets.
La combinaison d’une expansion économique atone au premier trimestre et d’un ralentissement surprenant du secteur immobilier américain a favorisé la hausse des cours de l’or. Des données récentes du Département américain du logement et du développement urbain et du Bureau du recensement ont révélé que les ventes de logements neufs ont chuté de 6,2 pour cent en avril, atteignant un taux annualisé de 622 000 unités. Ce chiffre est bien inférieur aux 661 000 unités prévues par les analystes, contribuant à une baisse annuelle globale de 11,3 pour cent des achats de logements neufs.
Prix actuels
Depuis jeudi en fin d’après-midi, l’or est en hausse. Après une forte baisse plus tôt cette semaine.
Vers 9 h 45 vendredi, l’or au comptant progressait encore de 0,62 pour cent, mais s’établissait déjà à 4 523,02 dollars l’once. Les contrats à terme sur l’or avec livraison en août ont augmenté de 0,51 pour cent à 4 555,30 dollars l’once
L’argent a moins profité de l’élan positif de l’or. Bien qu’il ait également enregistré une hausse jeudi après-midi, celle-ci semblait déjà plafonnée vendredi matin. Vers 9 h 45, une once d’argent coûtait 75,52 dollars, en baisse de 0,22 pour cent. Les contrats à terme sur l’argent avec livraison en juillet ont reculé de 0,24 pour cent à 75,81 dollars l’once.
Réaction des marchés et stabilité de l’or
Malgré ces indicateurs économiques négatifs, le marché de l’or n’a affiché qu’une volatilité immédiate limitée. L’or au comptant s’échangeait autour de 4 437,60 dollars l’once, soit une légère baisse quotidienne de 0,40 pour cent. Cependant, le métal précieux avait déjà connu une hausse notable avant l’ouverture des marchés nord-américains, après avoir chuté à 4 366 dollars en Europe, où il était brièvement passé sous sa moyenne mobile sur 200 jours.
Le marché immobilier américain reste sous pression, les coûts croissants décourageant les acheteurs potentiels. Cette tendance est exacerbée par les craintes inflationnistes, qui ont fait grimper les taux d’intérêt et les coûts des prêts hypothécaires. Selon le rapport, le prix moyen d’une maison neuve en avril 2026 a grimpé à 422 500 dollars, soit une hausse de 8 pour cent par rapport au mois précédent et de 2,2 pour cent sur l’année.
Pénurie de stocks et flambée des prix
La disponibilité limitée de nouveaux biens immobiliers a encore alimenté cette flambée des prix. À la fin du mois d’avril, le stock de logements neufs disponibles s’élevait à 489 000 unités. Sur la base des tendances d’achat actuelles, ce stock représente environ 9,4 mois d’offre. (fc)
Suivez également Business AM sur Google Actualités
Si vous souhaitez accéder à tous les articles, abonnez-vous ici !

