Steve Jobs nous a quittés il y a 10 ans : ses cinq plus grandes erreurs professionnelles

Lorsque l’on entend parler des chefs d’entreprises qui ont le mieux réussi, tels que Mark Zuckerberg (Facebook), Howard Schultz (Starbucks) ou Steve Jobs (Apple), il s’agit surtout d’anecdotes positives qui laissent à penser que leur réussite a été très facile. Mais la réalité est toute autre. Comme pour tout processus créatif, le chef d’entreprise qui veut innover, ou créer quelque chose doit passer par des erreurs qui lui permettent de comprendre ce qui marche.

Steve Jobs, le mythique fondateur d’Apple, n’a pas échappé à cette réalité. Dans la Harvard Business Review, Peter Sims cite cinq des plus grandes erreurs que Jobs ait commises :

1/ Recruter John Sculley en tant que CEO d’Apple. Jobs n’avait que 29 ans, et il recherchait un partenaire expérimenté dans le domaine de la production et de la production quand il a embauché Sculley chez Apple, alors que celui-ci travaillait pour PepsiCo. « Voulez-vous vendre de l’eau sucrée jusqu’à la fin de vos jours ? Ou voulez-vous me rejoindre et changer le monde ?», lui avait-il demandé. Mais au bout de 2 ans, Sculley avait monté le comité de direction contre Jobs pour obtenir son départ d’Apple.

2/ Croire que Pixar pourrait être un grand fabricant de matériel. Jobs avait acquis Pixar de Georges Lucas en 1986 pour la somme de 10 millions de dollars, parce que David Price, l’historien de Pixar, lui avait montré un livre, « The Pixar Touch » qui avait suggéré à Jobs que le studio était vouée à devenir un grand fabricant de produits électroniques. Jobs a dû ensuite se rendre à l’évidence: Pixar ne serait pas la société qu’il avait imaginée, mais il a laissé les deux co-fondateurs, Ed Catmull and John Lasseter, aller jusqu’au bout de leur rêve et faire du film d’animation. La société est devenue très renommée dans ce domaine, notamment avec Toy Story.

3/ Se tromper de marché pour l’ordinateur NeXT. Après avoir été exclu d’Apple, Jobs a commencé à développer NeXT. Les ordinateurs NeXT étaient du bon matériel, mais ils peinaient à trouver leur marché, et même Jobs semblait confus lorsqu’il s’agissait de décrire les clients auxquels ils s’adressaient.

4/ De nombreux lancements de produits ont échoué : L’Apple Lisa, la Macintosh TV, l’Apple III, le Powermac G4 Cube, sont autant d’échecs d’Apple. La leçon que l’on peut en tirer, c’est que ces échecs subis sur des projets mineurs savent se faire oublier, lorsque l’on se montre capable de mener de grandes réalisations à bien et d’en obtenir des succès éclatants.

 5/ Les essais successifs de revendre Pixar. A la fin des années 1980, Jobs a essayé à plusieurs reprises de revendre Pixar, au moins pour le montant de son investissement, aux environs de 50 millions de dollars. Pixar a été proposée à Bill Gates (Microsoft), Larry Ellison (Oracle) et d’autres poids lourds du monde des affaires américain. Mais personne n’a souhaité s’en porter acquéreur. En 2006, Jobs a réussi à revendre Pixar à Disney pour la somme astronomique de 7,4 milliards de dollars.

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