Les Belges ne sont plus des « super-épargnants » : l’argent se tourne vers les placements


Principaux renseignements

  • Le taux d’épargne des Belges a chuté en dessous de la moyenne de la zone euro.
  • Les fonds d’investissement attirent désormais plus de capitaux que les comptes bancaires traditionnels.

Des données récentes d’ING Belgique révèlent que l’image traditionnelle des Belges en tant que « super épargnants » est en train de devenir obsolète. Le taux d’épargne financière – qui mesure la part du revenu disponible consacrée aux actifs financiers après prise en compte de l’immobilier – a chuté à environ 4 pour cent, passant ainsi sous la moyenne de la zone euro, qui s’élève à 6 pour cent. Cette tendance s’explique en grande partie par le fait qu’une grande majorité des revenus non consommés est actuellement orientée vers des fonds d’investissements plutôt que vers des instruments financiers liquides.

Écart de richesse par rapport aux États-Unis

Malgré ce récent recul des habitudes d’épargne, les ménages belges restent parmi les plus riches d’Europe. Avec un patrimoine financier net moyen de 257 000 euros par famille, ils dépassent la moyenne de la zone euro, qui s’élève à 166 000 euros, et ne sont devancés que par le Luxembourg.

Un contraste saisissant apparaît toutefois par rapport aux États-Unis, où le patrimoine moyen des ménages est plus de trois fois supérieur. Cet écart s’explique principalement par la répartition des actifs : les Américains détiennent près de 50 pour cent de leur patrimoine en actions et en obligations, tandis que les Belges n’en détiennent qu’environ 30 pour cent, ce qui les expose moins aux gains générés par des marchés financiers en plein essor.

Fonds d’investissement

Un changement de comportement décisif s’est opéré depuis 2025. Pour la première fois, les fonds attirent davantage de capitaux que les comptes bancaires traditionnels. Actuellement, environ 5,6 milliards d’euros sont investis chaque trimestre dans des fonds d’investissement, contre 3,5 milliards d’euros dans les dépôts bancaires.

Cela marque un changement radical par rapport à la période 2015-2024, durant laquelle les dépôts bancaires étaient près de deux fois plus populaires que les placements sur les marchés.

Obstacles à l’entrée sur le marché

Le potentiel de croissance supplémentaire dans le domaine de l’investissement est considérable. Alors que 43 pour cent de la population investit déjà, 24 pour cent supplémentaires sont disposés à le faire, près de la moitié des jeunes adultes (âgés de 18 à 24 ans) se considérant comme des investisseurs potentiels.

Cependant, plusieurs obstacles persistent. Le manque de culture financière constitue le principal obstacle, 61 pour cent des investisseurs potentiels invoquant des connaissances insuffisantes. L’aversion au risque et un système fiscal complexe et imprévisible en dissuadent également beaucoup, 20 pour cent des investisseurs potentiels admettant avoir évité certaines opportunités en raison de préoccupations fiscales.


Cet article est purement informatif. Business AM ne fournit aucun conseil personnalisé en matière d’investissement.


(at)

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