Le Royaume-Uni met en place un comité pour faire face à l’escalade du conflit avec l’Iran


Principaux renseignements

  • Le gouvernement britannique a créé un comité dédié à la coordination des réponses à l’escalade du conflit avec l’Iran.
  • Ce « comité de réponse pour le Moyen-Orient », présidé par le Premier ministre Keir Starmer, donnera la priorité à la réouverture du détroit d’Ormuz et s’attaquera aux répercussions économiques potentielles.
  • Des inquiétudes existent quant à la concentration des décisions de politique étrangère autour du conseiller à la sécurité nationale Jonathan Powell.

Le gouvernement britannique met en place un comité dédié pour faire face à l’escalade du conflit avec l’Iran. S’inspirant des équipes de gestion de crise constituées pour le Brexit et la pandémie de COVID-19, ce « comité de réponse au Moyen-Orient » sera présidé par le Premier ministre Keir Starmer. Le comité vise à fournir un cadre centralisé pour coordonner les réponses tant internationales que nationales à la situation.

Deux groupes

Composé de deux groupes – l’un au niveau ministériel et l’autre au niveau des fonctionnaires –, le comité facilitera la collaboration interministérielle sur les responsabilités qui se recoupent, à l’image des structures utilisées lors de crises précédentes.

Au cours des semaines et des mois à venir, le comité donnera la priorité à la planification de scénarios à moyen terme, en se concentrant dans un premier temps sur les efforts visant à rouvrir le détroit d’Ormuz, d’une importance vitale. Les implications économiques sont également à l’étude, les responsables du Trésor anticipant une hausse potentielle du coût de la vie et les experts mettant en garde contre d’éventuelles pénuries de kérosène.

Préoccupations potentielles

Bien que la composition précise du comité ne soit pas encore divulguée, de plus amples détails devraient être communiqués ultérieurement. Le comité COBR existant continuera, quant à lui, de se réunir en cas de situations d’urgence.

Par ailleurs, certaines inquiétudes ont été exprimées au sein des cercles gouvernementaux. Elles concernent la concentration des décisions de politique étrangère autour du conseiller à la sécurité nationale, Jonathan Powell. Celui-ci occupe simultanément les fonctions de conseiller en politique étrangère du Premier ministre. Il participe également aux négociations internationales au nom de Keir Starmer. Enfin, un responsable a exprimé, sous couvert d’anonymat, la nécessité d’une hiérarchisation plus claire. Il appelle aussi à une meilleure coordination. L’objectif est d’éviter les divergences de points de vue au sein du gouvernement.

(jw)(fc)

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