Principaux renseignements
- Le prix de l’essence augmentera de 25,8 cents supplémentaires par litre à partir du 1er janvier 2026.
- La réglementation européenne oblige les compagnies pétrolières à produire des carburants plus propres et plus chers, ce qui pourrait faire augmenter le prix de l’essence de 50 centimes supplémentaires par litre d’ici 2030.
- Le nouveau gouvernement de coalition est confronté à un champ de mines politique pour faire face à la hausse des prix de l’essence, avec des options telles que l’augmentation des taxes ou la réduction des dépenses pour d’autres priorités.
L’augmentation du prix de l’essence aux Pays-Bas a des conséquences importantes. En l’état actuel des choses, les Néerlandais paieront 25,8 centimes de plus par litre d’essence à partir du 1er janvier 2026. Et ce n’est qu’un début. Les années suivantes, 18,6 centimes supplémentaires seront ajoutés.
Les automobilistes néerlandais devront donc passer plus souvent à la pompe. Du moins, si cette tendance se poursuit. Les propriétaires de stations-service demandent au gouvernement d’intervenir rapidement. Toutefois, l’annulation de ces hausses de prix nécessiterait des milliards d’euros. La réglementation européenne joue également un rôle. Que se passe-t-il et qu’est-ce qui pourrait changer ?
Causes de la hausse des prix de l’essence
La hausse des prix de l’essence est principalement due à des mesures fiscales. Lors de la crise énergétique de 2022, le gouvernement de l’époque a décidé de réduire temporairement les taxes sur les carburants. Cette mesure a permis de soulager les automobilistes en ces temps difficiles. Mais cette réglementation arrive à échéance, ce qui implique une augmentation des taxes. Le ministre Barry Madlener (PVV) a déjà averti que les prix s’envoleront si le gouvernement n’intervient pas.
La pression est d’autant plus forte que la réglementation européenne oblige les compagnies pétrolières à produire des carburants plus propres et donc plus chers. Selon M. Madlener, ces réglementations pourraient faire grimper le prix de l’essence de 50 centimes supplémentaires par litre d’ici à 2030. Ce n’est pas parce que le pétrole s’épuise, mais parce que Bruxelles veut une approche plus durable. Les conséquences sont surtout ressenties par les personnes qui utilisent quotidiennement leur voiture.
Défis politiques
Le nouveau gouvernement de coalition composé du PVV, du VVD, du NSC et du BBB est confronté à un champ de mines politique. Les quatre partis souhaitent améliorer le pouvoir d’achat des citoyens, alors que les coûts de la conduite sont sur le point d’augmenter de manière significative. L’extension de la réduction fiscale coûterait 1,6 milliard d’euros. Cela signifie que l’argent doit être trouvé ailleurs, éventuellement en augmentant les taxes sur d’autres produits ou en libérant moins de budget pour d’autres priorités, telles que la baisse des prix dans les supermarchés, des services de garde d’enfants abordables ou des factures d’énergie gérables.
Selon le VVD, le sujet est sur la table des négociations. Le NSC affirme que la mobilité abordable est importante, surtout pour les personnes aux ressources limitées. Ce n’est qu’en septembre qu’une décision sera prise aux Pays-Bas sur le sort des taxes sur les carburants.
Impact sur les régions frontalières
Les stations-service situées près des frontières de la Belgique ou de l’Allemagne sont confrontées à un nouveau problème. La différence de prix des carburants deviendra si importante qu’il sera plus économique de faire le plein de l’autre côté de la frontière. Les exploitants des régions frontalières craignent pour leur survie. Selon Martin van Eijk, président de l’association des intérêts des stations-service (BETA), les Pays-Bas seront 40 à 50 cents le litre plus chers que leurs voisins l’année prochaine. « Les propriétaires de stations-service frontalières seront ruinés », déclare-t-il à AD.
Conclusion
L’augmentation du prix de l’essence rend moins attrayantes les sorties spontanées à la mer ou les déplacements quotidiens. C’est particulièrement vrai pour les personnes qui vivent en dehors des grandes zones urbaines, où les transports publics ne sont pas toujours une alternative viable.
Si vous souhaitez accéder à tous les articles, abonnez-vous ici!