Le Nigeria se rêve en paradis des cryptomonnaies avec l’aide de Binance

La crise énergétique que traverse le monde en général et l’occident en particulier offre de nouvelles opportunités économiques pour des pays producteurs tels que le Nigeria, qui peut proposer son gaz pour remplacer celui qui n’arrive plus de Russie. Mais ce pays d’Afrique occidentale n’a pas qu’une seule manne économique qui s’offre à lui : il ne néglige pas non plus l’engouement massif pour les cryptomonnaies.

Celles-ci sont très populaires sur le continent africain, et c’est particulièrement le cas au Nigeria rapporte BFM Business, où 22 millions de personnes, soit 10% de la population, possèdent un portefeuille numérique. Dans ce contexte, on peut comprendre que le gouvernement du pays voit là une opportunité à ne pas négliger : il souhaite s’associer à la plateforme d’échange de cryptomonnaies Binance pour créer une « zone franche économique » destinée aux cryptomonnaies. L’autorité des zones franches d’exportation du Nigeria (NEPZA) a indiqué avoir rencontré à Dubaï Sameera Kimatrai, le conseiller juridique principal de Binance pour discuter du projet.

Le modèle émirati

Le Nigeria observe de près le modèle de Dubaï, qui parie aussi sur les cryptomonnaies pour tracer son avenir, une fois que la transition énergétique rendra caduques les économies arabes largement basées sur les revenus du pétrole. En tant que producteur d’énergie, le pays africain a lui aussi tout intérêt à monter dans ce nouveau train avant qu’il ait pris trop de vitesse.

L’émirat envisage de devenir un grand marché économique numérisé, voire la « capitale mondiale des actifs virtuels » dans un avenir proche. Le pays a récemment adopté une loi visant à encadrer l’écosystème des cryptomonnaies, tout en le laissant se développer. Cette loi vise notamment à protéger les investisseurs et particuliers ainsi qu’à attirer de nombreuses sociétés cryptographiques étrangères sur son territoire.

Croissance économique à long terme

Le Nigeria vise donc une place équivalente en Afrique dans un avenir plus ou moins proche. « Notre objectif est d’engendrer une zone franche virtuelle florissante pour tirer parti d’une économie virtuelle de près de 1000 milliards de dollars dans les blockchains et l’économie numérique », a déclaré Adesoji Adesugba, le directeur de l’Autorité des zones de traitement des exportations du Nigeria, qui est en cours de discussion avec Binance. Du côté de la plateforme d’échange de cryptomonnaies, on évoque une « croissance économique à long terme grâce à l’innovation numérique » selon une interview un porte-parole de Binance auprès du média spécialisé Cointelegraph.

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