Le gouvernement Vivaldi est sur le point de conclure un accord sur les coûts de l’énergie

Le consensus semble mûrir au sein du gouvernement fédéral pour une réduction « intelligente » de la TVA sur l’énergie. Auparavant, les partis Vooruit, CD&V et Groen avaient adopté cette ligne, mais il est maintenant clair que les libéraux et le PS n’y mettront pas non plus leur veto.

  • L’idée est qu’à partir du mois prochain, le 1er février, les taux de TVA sur l’énergie baissent immédiatement de 21 à 6% : cela a l’avantage d’un effet instantané que la population ressentira fortement.
  • Lorsque les prix baisseront à nouveau, ce qui est à prévoir/espérer d’ici l’été, il y aura deux options. Soit l’ancien taux de TVA revient, soit les accises sur l’énergie augmentent. Mais il y aura ensuite une forte correction : les gros consommateurs paieront plus cher et, dans le même temps, il y aura des rabais pour les sources d’énergie durables. Ce dernier système est donc la « réduction intelligente de la TVA », qui sera structurelle, mais sera remplacée par un autre système fiscal qui met l’accent sur des aspects très différents et redistribue la richesse.
  • Sur Radio 1, l’ancien vice-premier ministre Johan Vande Lanotte (Vooruit) a rappelé que la précédente réduction temporaire du taux de TVA sur l’énergie avait coûté environ 600 millions d’euros au gouvernement Di Rupo. C’est une somme importante, mais un milliard de moins que le milliard 600 millions considéré comme étant le coût par les libéraux. Ce montant aurait été calculé pour une année complète. Quoi qu’il en soit, le prix de revient sera le grand point de discussion.
  • Entretemps, toutes sortes de propositions et de modulations circulent : par exemple, le gaz pourrait conserver un taux de TVA de 12%, tandis que l’électricité tomberait à 6 %. Mais qu’importe : l’idée du PS d’un chèque semble de plus en plus enterrée, car trop complexe et impliquant trop de paperasserie.
  • En même temps, également à l’ordre du jour de la Vivaldi : le tarif social. Ce chiffre a été relevé plus tôt, passant de 450.000 personnes à l’origine à plus d’un million aujourd’hui. Il expire à la fin du mois de mars 2022. La question est de savoir combien de temps ils veulent prolonger à nouveau le taux social : peut-être jusqu’à la fin de l’année ?
  • Pendant ce temps, l’opposition s’agite également. Le PTB/PVDA fait tout ce qui est en son pouvoir pour affirmer qu’il est le grand inventeur de la proposition de réduction de la TVA. Raoul Hedebouw et ses acolytes se sont rendus à la résidence officielle du Premier ministre pour faire une démonstration, utilisant un spectacle laser pour projeter « 6% de TVA » sur le mur. Ils n’étaient pas seuls dans leur demande : le Vlaams Belang et Vooruit, entre autres, demandaient la même chose depuis des mois.
  • La N-VA a une proposition alternative prête : une réduction de 500 euros de l’impôt sur le revenu des personnes physiques pour amortir le choc énergétique. Cela pourrait être répercuté sur le prélèvement de l’impôt sur les salaires dès le mois de mars, ce qui entraînerait une forte hausse soudaine des salaires nets.
  • Selon la N-VA, il s’agit d’une meilleure méthode que la réduction de la TVA, car il y a un effet sur l’indice : des prix plus bas signifient une augmentation plus lente de l’indice. La proposition, qui consiste en une réduction temporaire des impôts, coûterait environ 2 milliards. Cet argent devrait provenir des excédents comptabilisés par les producteurs d’énergie.
  • La première idée de la N-VA, une réduction de l’impôt sur le revenu des personnes physiques, n’inspire pas la majorité : personne dans la Vivaldi n’y songe. Mais la deuxième idée, qui consiste à obtenir de l’argent supplémentaire des fournisseurs, a été obstinément mise sur la table par le PS. La CREG, le régulateur fédéral de l’énergie, calcule les excédents considérables. Ils sont destinés aux centrales nucléaires, mais aussi aux parcs éoliens, par exemple. Toute source de revenus supplémentaire sera nécessaire.
  • Car toutes ces mesures énergétiques coûtent cher : au total, le premier paquet de soutien, décidé lors du conclave budgétaire d’octobre, s’élevait déjà à 760 millions d’euros. Plus de 580 millions de cette somme ont été nécessaires pour ce seul tarif social élargi, selon un article du Soir d’aujourd’hui.
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