Le gouvernement De Croo a réussi à réduire considérablement la pauvreté chez les retraités grâce à la réforme des retraites


Principaux renseignements

  • Le gouvernement De Croo a réussi à réduire la pauvreté des personnes âgées en augmentant les tranches de retraite minimale.
  • La viabilité budgétaire guide désormais la politique gouvernementale à travers des exigences de cotisation plus strictes.
  • Les nouvelles concessions en matière de congé pour soins réduisent les économies à long terme prévues pour l’État.

Une analyse récente du Bureau fédéral du Plan, rapportée par De Tijd, met en évidence une tension persistante entre la garantie de la stabilité financière des personnes âgées et le maintien de la viabilité à long terme du système national de retraite. L’étude révèle que les politiques visant à réduire la pauvreté chez les seniors entrent souvent en conflit avec les efforts visant à freiner la hausse des coûts liés au vieillissement de la population.

Impact du gouvernement De Croo

Le gouvernement De Croo s’est attaché à rehausser les tranches de retraite les plus basses et à améliorer les garanties de revenus. Cette approche a considérablement réduit la pauvreté chez les retraités, les femmes en bénéficiant davantage que les hommes. Entre 2020 et 2023, les retraites des femmes ont augmenté en moyenne de 1,6 pour cent, contre 1,1 pour cent pour celles des hommes.

Cette disparité s’explique par le fait que les femmes occupent plus souvent des emplois peu rémunérés ou perçoivent des pensions minimales ; par exemple, 58 pour cent des pensions des femmes étaient inférieures à 1 600 euros en 2020, alors que seuls 28 pour cent des hommes se situaient dans cette même catégorie.

Équilibre entre gains sociaux et coûts pour l’État

Si ces avancées sociales ont été saluées, elles ont également suscité des critiques quant à leur impact potentiel sur l’alourdissement de la charge financière pesant sur l’État. Cependant, l’impact global des réformes du gouvernement précédent a en réalité permis de réduire les coûts liés au vieillissement de 0,2 pour cent du PIB, en partie grâce au ralentissement de la croissance des retraites des fonctionnaires.

Au-delà des femmes, ces avantages ont également profité aux travailleurs indépendants, aux personnes issues de l’immigration, aux personnes peu qualifiées et aux personnes divorcées, contribuant ainsi à faire baisser le risque de pauvreté chez les plus de 65 ans de 13,6 pour cent à 11,5 pour cent en trois ans.

Orientation vers la viabilité budgétaire

En revanche, l’actuel gouvernement De Wever a réorienté ses priorités vers la viabilité budgétaire. En renforçant le lien entre le montant final de la retraite et le nombre d’années de cotisation au système de sécurité sociale, les nouvelles mesures affectent de manière disproportionnée les femmes. Bien que ce ne soit pas l’intention première, ce dispositif pénalise les personnes ayant des parcours professionnels plus courts.

Une réduction de moitié des coûts liés au vieillissement d’ici 2070 ?

Pour répondre aux critiques des organisations de défense des droits des femmes, le gouvernement a modifié ces projets afin de prendre en compte le congé de maternité, le congé pour soins et le chômage temporaire comme périodes d’activité.

Si cela offre un filet de sécurité à de nombreuses personnes, cela réduit toutefois les économies financières globales. La Commission sur le vieillissement a noté que, alors que le projet initial aurait permis de réduire de moitié la croissance des coûts liés au vieillissement d’ici 2070, ces concessions signifient que l’augmentation prévue des dépenses ne sera désormais réduite que d’un tiers.

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(ns)

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