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Le gouffre entre économie réelle et Bourses se creuse: les marchés passent la barre des 100.000 milliards de valorisation

Le gouffre entre économie réelle et Bourses se creuse: les marchés passent la barre des 100.000 milliards de valorisation
Wall Street – Isopix

Alors que l’économie mondiale est durement touchée par la crise du coronavirus, les marchés d’actions se portent remarquablement bien. La capitalisation boursière mondiale a même dépassé les 100.000 milliards de dollars, selon les calculs de l’agence Bloomberg.

Depuis le début de la pandémie de Covid-19, l’écart entre l’économie réelle et les marchés boursiers s’est considérablement creusé. Cette différence est particulièrement importante aux États-Unis, où la valeur boursière des géants technologiques, comme Facebook et Amazon, a fortement augmenté. Ces entreprises se montrent en effet particulièrement florissantes à une période où une grande partie de la population reste autant que possible confinée chez elle.

Le Nasdaq flirte constamment avec de nouveaux records. Cet indice à forte coloration technologique affiche actuellement une hausse de 40% par rapport au début de l’année. Le Dow Jones et le S&P500 se portent également particulièrement bien.

Au cours de l’année écoulée, la valeur totale de la bourse mondiale est déjà passée de 87.000 à 100.000 milliards de dollars, ce qui représente une augmentation de 15%.

Contraction économique

Bien que cette période soit dorée pour les investisseurs, de nombreux pays n’en seront pas moins confrontés à une contraction économique cette année. Suite aux mesures de lutte contre le coronavirus, l’activité économique a fortement décliné, ce qui a contraint les gouvernements à apporter un soutien financier aux salariés comme aux indépendants.

L’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) a annoncé au début du mois que l’économie mondiale allait chuter de 4,2% cette année en raison de la pandémie et des mesures de confinement qui y sont associées. L’organisation s’attend à ce que l’économie croisse à nouveau de 4,2% dès l’année prochaine, même si ses prévisions tablaient encore en septembre sur une croissance de 5%.

La situation de notre pays n’est pas non plus brillante cette année. La banque BNP Paribas Fortis s’attend à ce que l’économie belge se contracte de 7,2% en 2020. Et contrairement aux places américaines, par exemple, le Bel20 n’est lui pas encore complètement sorti de la crise du coronavirus. Il se situe en effet 8% en dessous de son niveau de début d’année, mais tout de même 44% au-dessus de son point le plus bas au plus fort de la première vague épidémique.

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