Le géant énergétique russe Gazprom met en place des équipes de combat mobiles pour défendre ses installations gazières


Principaux renseignements

  • Gazprom met en place des équipes de combat mobiles pour défendre ses infrastructures énergétiques contre les frappes de drones ukrainiens.
  • Les recrues perçoivent des indemnités mensuelles élevées tout en conservant leur emploi civil.
  • Ces unités de réserve marquent un tournant vers le recours à des volontaires spécialisés pour assurer la sécurité des infrastructures importants.

Afin de protéger ses infrastructures énergétiques vitales contre les frappes aériennes ukrainiennes, le groupe énergétique russe Gazprom s’est associé au ministère de la Défense du pays pour mettre en place des équipes de combat mobiles. Comme le détaillent des documents internes rapportés par Ekho, ces unités spécialisées sont conçues pour défendre les installations gazières contre les incursions de drones à longue portée, qui se sont multipliées depuis l’escalade du conflit en Ukraine.

Cette stratégie reflète une tendance plus large à Moscou consistant à recourir à des forces de réserve et à des volontaires locaux pour sécuriser les sites importants, plutôt que de s’appuyer exclusivement sur l’armée régulière.

Formation

Les candidats à la recrutement seront soumis à un processus de sélection complet, comprenant des examens médicaux et un programme de formation de deux mois, avant de s’engager dans un contrat de réserve de mobilisation d’une durée de trois ans. L’une des principales caractéristiques de ce dispositif est qu’il permet aux individus de poursuivre leur carrière civile tout en participant à des exercices militaires ponctuels.

Bien que leur objectif principal soit la protection des actifs de Gazprom, ces réservistes peuvent également être chargés de surveiller d’autres infrastructures essentielles, à condition que ces sites soient situés dans la région où le contrat a été signé.

Bonne rémunération

Les incitations financières offertes aux volontaires sont importantes. Les participants percevront leur salaire civil habituel, complété par une allocation mensuelle de 200 000 roubles (environ 2 250 euros) versée par Gazprom pendant leur formation, ainsi que des fonds supplémentaires fournis par le ministère de la Défense.

De plus, l’entreprise leur offrira des avantages sociaux complets, comprenant les repas quotidiens, les uniformes, la couverture médicale, l’assurance-vie et le transport gratuit. Bien qu’ils soient engagés dans le cadre de contrats de réserve, ces membres ne sont pas considérés comme des militaires en service actif.

La durée du service est initialement de trois ans, avec des possibilités de prolongation en fonction de l’âge de la personne. Les limites d’âge sont fixées à 52 ans pour les adjudants et le personnel enrôlé, à 57 ans pour les officiers subalternes et à 62 ans pour les officiers supérieurs.

Tendance générale

Ce recentrage sur la défense fait suite à plusieurs attaques très médiatisées contre les installations de Gazprom tout au long de l’année 2026. Des drones ukrainiens ont pris pour cible des stations de compression critiques reliées aux gazoducs d’exportation Blue Stream et TurkStream, ainsi que l’usine de traitement de gaz d’Astrakhan en mai et des installations d’hélium et de gaz dans la région d’Orenbourg fin juin.

Cette initiative s’inscrit dans le sillage d’autres efforts régionaux menés à travers la Russie pour lutter contre les menaces liées aux drones. Par exemple, la région de Leningrad a récemment recruté des groupes de tir mobiles similaires, offrant une prime à la signature de 250 000 roubles (2 850 euros), un salaire mensuel de départ de 200 000 roubles (2 250 euros) et une récompense de 100 000 roubles (1 125 euros) pour chaque drone intercepté avec succès. (fc)

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