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Le coronavirus fait reculer de trois semaines le ‘jour du dépassement de la Terre’

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Climat

06/06/2020 | Sonia Romero | 4 min de lecture

Le jour du dépassement, date à laquelle l’humanité a épuisé toutes les ressources que les écosystèmes peuvent produire en une année, devrait cette fois tomber le 22 août. Soit trois semaines plus tard qu’en 2019.

Ce jour symbolique qui marque la pression exercée par l’humain (que ce soit pour boire, manger, se chauffer ou se déplacer) sur les ressources et l’écosystème de la planète sera bien retardé cette année. Des conséquences découlant directement de la pandémie de coronavirus qui a mis l’humanité à l’arrêt durant de nombreuses semaines.

Ce jour est calculé par Global Footprint Network, un institut de recherches international en Californie, sur base de plus de 15.000 données des Nations unies. Selon leurs estimations, il tombera cette année le 22 août, alors qu’il arrivait déjà le 29 juillet l’année dernière. L’institut estime en outre que nous nécessiterons l’équivalent d’1,6 Terre pour subvenir à nos besoins jusqu’à la fin de l’année.

‘Cela ne va pas durer’

Il s’agit d’un ‘renversement historique’, souligne le groupe, alors que cette date fatidique avait tendance à avancer d’année en année. Un recul d’une telle ampleur n’a d’ailleurs jamais été observé depuis que la Terre est devenue ‘déficitaire’ de ses ressources en 1970.

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‘Cela montre que des changements importants et rapides sont possibles. Mais cette réduction de notre empreinte écologique est imposée et non voulue, et comme elle ne s’accompagne pas d’un changement systémique dans nos modes de production et de consommation, elle ne va pas durer‘, prévient Mathis Wackernagel, le président du Global Footprint Network.

Diminution des empreintes écologiques

Si la pandémie a eu un impact positif sur notre consommation excessive, la déforestation, le déclin de la biodiversité et l’augmentation de la concentration de CO2 dans l’atmosphère ne sont donc pas près de disparaître.

Global Footprint Network prévoit tout de même des bonnes nouvelles à de nombreux niveaux: une baisse de 14,5 % de l’empreinte carbone sur l’année réalisée grâce à une diminution de la consommation d’énergie de 9,5 % sur la période allant du 1er janvier au ‘jour du dépassement’, en comparaison à 2019. Sur cette même période, les émissions mondiales de CO2 devraient baisser de 12,5 %.

Autre impact positif: une diminution de 8,4 % de l’empreinte forestière, l’industrie ayant considérablement réduit les taux d’abattage des arbres, prévenant une baisse de la demande en bois de construction. Mais l’empreinte alimentaire ne devrait guère diminuer, la production de nourriture s’étant maintenue au même niveau. Alors que la consommation a sans doute quelque peu diminué avec la fermeture des restaurants, entraînant par ailleurs un important gaspillage alimentaire.

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Source: Le Monde


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