Le Chili sollicite l’aide des États-Unis pour rapatrier des Vénézuéliens en situation irrégulière


Principaux renseignements

  • Le Chili demande l’aide des États-Unis pour rapatrier des ressortissants vénézuéliens en situation irrégulière.
  • Des passeports périmés empêchent les migrants de rentrer chez eux.
  • Le président José Antonio Kast entend accélérer les expulsions en renforçant la sécurité aux frontières.

Les autorités chiliennes sollicitent l’aide des États-Unis pour faciliter le rapatriement des ressortissants vénézuéliens sans papiers. Jorge Alessandri, président de la Chambre basse du Congrès chilien, suggère que Washington utilise son influence sur le gouvernement vénézuélien pour résoudre les problèmes critiques liés aux documents. Plus précisément, les dirigeants chiliens demandent le soutien des États-Unis pour fournir des services consulaires à ceux qui souhaitent rentrer chez eux.

L’impasse des passeports

L’un des principaux obstacles à ces départs est qu’un grand nombre de Vénézuéliens au Chili possèdent des passeports périmés. L’administration précédente au Venezuela ayant rompu ses relations diplomatiques avec le Chili en 2024, les migrants n’ont eu aucun moyen de renouveler leurs titres de voyage.

Les États-Unis exerçant désormais un contrôle significatif sur l’économie vénézuélienne depuis l’arrestation de Nicolás Maduro en janvier, Alessandri fait pression sur le gouvernement du président Donald Trump pour qu’il permette la délivrance de nouveaux passeports.

Solutions proposées pour la documentation

Selon Alessandri, les États-Unis se sont déclarés disposés à apporter leur aide, et le Chili est prêt à coopérer pleinement pour mettre en place un mécanisme d’impression de passeports sur le territoire national. Il a proposé plusieurs lieux potentiels pour ces opérations, notamment l’ambassade des États-Unis, le bureau des Nations unies au Chili ou une mission diplomatique vénézuélienne rétablie, soulignant que le lieu importe moins que le besoin urgent pour les familles d’obtenir des documents de voyage légaux.

Frustrations diplomatiques

Malgré le climat politique actuel, Alessandri a admis ressentir une certaine frustration face au fait que l’influence américaine n’ait pas encore permis de rétablir ces services consulaires essentiels.

Lors d’une réunion à Santiago, il a souligné qu’une résolution de cette impasse bureaucratique se fait attendre depuis longtemps. Bien que l’ambassade des États-Unis n’ait pas encore répondu à ces demandes spécifiques, l’impulsion vient du parti de centre-droit Unión Demócrata Independiente, qui soutient le gouvernement du président José Antonio Kast.

Renforcer la sécurité aux frontières

Le Chili est devenu une destination majeure pour ceux qui fuient les troubles politiques et l’effondrement économique au Venezuela ; en 2023, la population vénézuélienne dans le pays dépassait les 700 000 personnes.

Les chiffres du gouvernement indiquent que les Vénézuéliens constituent la plus grande partie des plus de 300 000 immigrants sans papiers actuellement présents au Chili. Le président Kast, un allié de l’administration Trump qui a pris ses fonctions en mars, s’est engagé à renforcer la sécurité aux frontières et à augmenter le taux d’expulsions afin de freiner l’immigration clandestine.

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