Le chien de garde des banques interfère avec le principe de la cryptomonnaie

Le Comité de Bâle, important régulateur du secteur bancaire, lance un débat public sur la manière de réguler les investissements dans les cryptomonnaies.

Aux Pays-Bas, la banque ING travaille en cachette sur un moyen de stocker des bitcoins et autres monnaies virtuelles pour ses clients. Cela prouve que les banques se posent de plus en plus de questions sur la gestion des crypto-monnaies. Pour l’heure, seul un cadre réglementaire international fait défaut, ce qui explique pourquoi presque toutes les banques sont dans l’attente.

Même l’un des plus hauts superviseurs internationaux du pays des banques, le Comité de Bâle, ne sait pas trop quoi faire. Cet organisme ne parle pas précisément de monnaies digitales, mais d’investissements dans le monde des cryptomonnaies. Ils sont perdus pour une bonne raison: des monnaies virtuelles comme le bitcoin sont principalement utilisées comme investissements spéculatifs et seulement sporadiquement comme moyen de paiement, sauf peut-être dans le darknet et autres mondes souterrains.

Le Comité de Bâle prend les devants. Il sait très bien que les monnaies cryptographiques et les stablecoins telles que la monnaie Facebook (Libra) pourraient gagner en importance dans les années à venir. Christine Lagarde, la présidente de la Banque centrale européenne, a également fait allusion à ce sujet jeudi dernier.

Cependant, les experts ne savent pas encore apposer à ces nouvelles monnaies une réglementation. Diverses idées circulent.

Appel public

C’est pourquoi le Comité de Bâle publie un document de discussion et lance un appel public pour recueillir toutes les idées de réglementation concernant les cryptomonnaies. Le régulateur veut également tracer en détail les avantages et les inconvénients des monnaies numériques pour le système financier.

Les universitaires, les banques, les régulateurs, les fonctionnaires, les sociétés de paiement, les entreprises technologiques et le grand public peuvent fournir leurs commentaires sur le questionnaire et soumettre des analyses. Si cela vous interesse : vous avez le temps jusqu’au 13 mars.

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