Le Canada pourrait-il adhérer à l’Union européenne ?


Principaux renseignements

  • Une majorité de Canadiens est favorable à l’adhésion à l’Union européenne, dans l’espoir de renforcer les liens économiques et d’assurer une plus grande stabilité.
  • Malgré sa viabilité économique, le Canada se heurte à des obstacles juridiques en raison du manque de proximité géographique et de liens historiques requis pour adhérer à l’UE.
  • Le Canada pourrait explorer un modèle de « famille proche », similaire à celui de la Norvège ou de la Suisse, permettant une intégration étroite avec l’UE sans adhésion à part entière.

Le Premier ministre canadien Mark Carney, qui possède la double nationalité canadienne et britannique, participe au sommet de la Communauté politique européenne à Erevan. Il vise à favoriser une alliance des puissances moyennes avec d’autres nations. Selon Euronews, ce sommet offre au Canada l’occasion de renforcer ses liens avec l’Europe.

Soutien croissant à l’adhésion à l’UE

Les sondages d’opinion révèlent que 57 pour cent des Canadiens sont favorables à l’adhésion à l’Union européenne. Beaucoup considèrent que des liens économiques plus étroits avec l’UE constituent une protection contre une éventuelle instabilité politique aux États-Unis. Le soutien à l’adhésion du Canada est également manifeste dans plusieurs pays européens, notamment en Allemagne et en Espagne. En Pologne, en France et en Italie, les partisans de l’entrée du Canada sont plus nombreux que les opposants.

Bien que le Canada ne soit pas membre de l’Espace économique européen, il compte une population importante (environ 10 pour cent de celle de l’UE) et un PIB par habitant supérieur à la moyenne de l’UE. Cela signifie que si le Canada adhérait à l’UE, il apporterait une contribution financière au bloc.

La géographie pose un problème

Cependant, la Commission européenne a indiqué que le Canada ne remplissait pas la condition d’« État européen » énoncée à l’article 49 du Traité sur l’Union européenne. Contrairement à d’autres pays candidats tels que l’Ukraine ou la Turquie, le Canada ne dispose pas de la proximité géographique et des liens historiques profonds nécessaires à l’adhésion en vertu du droit communautaire actuel.

Un modèle alternatif potentiel pour les relations entre le Canada et l’UE pourrait s’apparenter à celui de la Norvège ou de la Suisse. Cette approche permettrait au Canada de bénéficier d’une intégration profonde au marché unique et aux programmes de sécurité sans avoir à devenir membre à part entière. Compte tenu de la nature bilingue du Canada (anglais et français), un partenariat aussi étroit pourrait finalement être bien accueilli par les Canadiens, leur permettant de dire « oui » dans l’une ou l’autre de ces langues.

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