L’ancien directeur du FBI James Comey à nouveau poursuivi pour avoir menacé Trump dans un message Instagram


Principaux renseignements

  • L’ex-directeur du FBI James Comey fait l’objet de nouvelles poursuites pour une menace présumée contre le président Trump dans une publication Instagram illustrée de coquillages.
  • Le ministère de la Justice qualifie cette mise en scène de danger grave, ce qui expose désormais Comey à une peine de dix ans de prison.
  • Comey affirme l’innocence de sa publication et regrette toute suggestion de violence, tandis que ses détracteurs considèrent l’affaire comme une mesure de représailles politiques.

James Comey, ancien directeur du FBI et critique virulent du président Donald Trump, a de nouveau été mis en accusation. Cette mise en accusation fait suite au rejet, il y a cinq mois, d’une précédente affaire le concernant. Selon le New York Times, l’accusation actuelle découle d’une publication de Comey sur Instagram, sur laquelle des coquillages étaient disposés de manière à former « 86 47 ».

La photo contiendrait une menace

Trump a interprété cette disposition comme une menace, affirmant que « 86 » est un argot pour « tuer » et que le « 47 » faisait référence à sa position en tant que 47e président. Il affirme que ce message faisait clairement allusion à une tentative de meurtre. L’acte d’accusation allègue que la disposition des coquillages de Comey constituait une expression sérieuse d’une intention de nuire au président.

Le procureur général par intérim Todd Blanche a déclaré que Comey faisait l’objet de deux chefs d’accusation : l’un pour avoir délibérément proféré une menace à l’encontre du président et l’autre pour avoir proféré une menace interétatique. Chaque chef d’accusation est passible d’une peine maximale de dix ans de prison. Blanche a souligné la position du ministère de la Justice contre toute menace à la vie d’un individu, en particulier celle du président.

Comey défend sa publication

Comey a défendu sa publication sur Instagram, affirmant qu’il avait simplement photographié des coquillages lors d’une promenade sur la plage et supposé qu’ils pouvaient avoir une signification politique. Il a exprimé des remords pour toute association involontaire avec la violence, soulignant son opposition à la violence sous toutes ses formes.

Cette mise en accusation fait suite à une précédente affaire contre Comey en septembre, qui portait sur des accusations de fausses déclarations au Congrès et d’entrave à une procédure parlementaire. Cependant, un juge fédéral a classé cette affaire sans suite en novembre, estimant que le procureur fédéral qui avait engagé les poursuites avait été nommé de manière illégale.

Spéculations sur des représailles politiques

Cette dernière mise en accusation a suscité la controverse, le sénateur démocrate Dick Durbin la dénonçant comme une mesure de représailles sans fondement et mesquine. En effet, il a critiqué le ministère de la Justice pour avoir agi au nom d’un président animé par la vengeance. Déjà, le licenciement de Comey par Trump en 2017, alors qu’il menait une enquête sur l’ingérence russe dans les élections de 2016, avait alimenté les spéculations sur les motivations politiques derrière ces accusations.

Cette mise en accusation coïncide avec la décision d’un juge autorisant Maurene Comey, la fille de Comey, à poursuivre une action en justice. Elle allègue que des motifs politiques ont causé son licenciement en tant que procureure fédérale. Cette situation illustre les tensions persistantes et la politisation présumée du ministère de la Justice sous l’administration Trump.

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