Principaux renseignements
- La Russie prévoit de lancer son missile balistique intercontinental Sarmat, qui a connu des problèmes, le Jour de la Victoire.
- Malgré un passé marqué par des défaillances techniques et des explosions, le Kremlin cherche à mettre en avant sa puissance militaire lors de cette fête.
- Cette initiative risquée souligne la volonté de la Russie de faire une démonstration symbolique de sa puissance malgré les revers actuels.
La Russie semble prête à procéder à un essai de lancement risqué de son missile balistique intercontinental RS-28 Sarmat le jour de la Victoire, le 9 mai. Cette décision intervient malgré un historique de problèmes techniques et au moins un échec catastrophique lors d’essais précédents. Le choix de cette date suggère une tentative du Kremlin de démontrer la puissance militaire de la Russie alors que les célébrations du jour de la Victoire sont revues à la baisse en raison des craintes d’éventuelles attaques de drones ukrainiens.
Le gouvernement russe a émis des avis à l’intention du trafic aérien pour signaler des dangers temporaires et des restrictions de l’espace aérien dans les zones associées aux précédents essais du Sarmat. Ces zones comprennent certaines parties des mers de Barents et de Kara, le site d’essai de Kura au Kamtchatka et la zone de lancement de Dombarovsky dans la région d’Orenbourg. Les experts qui analysent ces avis estiment qu’ils indiquent clairement que des préparatifs sont en cours pour un lancement du Sarmat.
Une histoire de revers
Le missile Sarmat est destiné à remplacer le missile russe R-36M2 Voevoda, vieillissant, connu par l’OTAN sous le nom de « Satan ». Initialement prévu pour un déploiement entre 2018 et 2020, le programme a connu des retards répétés en raison de difficultés techniques et de problèmes de production. Malgré ces revers, le Kremlin pourrait considérer un essai réussi du Sarmat comme une démonstration cruciale de sa capacité militaire lors d’une fête nationale d’importance symbolique.
Risque d’un nouvel échec
Les essais précédents n’ont pas été sans problèmes. En juillet, un lancement du Sarmat aurait échoué peu après le décollage, laissant des dégâts visibles près du site de lancement. Un essai réalisé en septembre 2024 s’est soldé par un échec majeur qui a détruit le silo d’essai du missile. Compte tenu de ces antécédents, certains analystes s’étonnent de la volonté de la Russie de risquer un nouvel échec très médiatisé si près d’un événement national important.
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