La Russie compte déjà 400 satellites en orbite autour de la Terre


Principaux renseignements

  • La Russie a étendu sa flotte orbitale à près de 400 satellites.
  • Grâce aux améliorations apportées au système de navigation russe GLONASS, la marge d’erreur de positionnement sera réduite à 2,8 mètres d’ici 2027.
  • Le projet Rassvet vise à contester la domination de Starlink dans le domaine du haut débit.

L’infrastructure orbitale russe compte désormais près de 400 satellites, selon Dmitri Bakanov, directeur de Roscosmos, lors d’une récente réunion d’information avec le Premier ministre Mikhaïl Michoustine. Une part importante de cette croissance a eu lieu en 2026, année qui a vu le déploiement d’environ 60 nouveaux engins spatiaux.

L’observation de la Terre

L’agence spatiale d’État continue de renforcer ses capacités d’observation de la Terre. En octobre, deux satellites optoélectroniques développés par le secteur privé devraient être lancés depuis le cosmodrome de Vostochny.

Ceux-ci s’intégreront à un réseau existant qui, selon Roscosmos, fournit une imagerie constante de la Terre 24 heures sur 24, bien que les détails techniques spécifiques et les fabricants des nouveaux satellites ne soient pas encore divulgués.

Priorité absolue

Le Premier ministre Michoustine a souligné que l’exploration spatiale restait une priorité absolue du gouvernement, servant de catalyseur à l’innovation dans les secteurs scientifique, technique et économique. Cette vision a été approfondie lors de réunions auxquelles a participé le ministre du Développement économique, Maxim Reshetnikov, afin d’élaborer une stratégie pour l’avenir de l’industrie spatiale nationale.

GLONASS

Parmi les récentes avancées techniques figure le lancement d’un satellite météorologique spécialisé, conçu pour surveiller les données atmosphériques et la formation des nuages.

Par ailleurs, des améliorations du système de navigation GLONASS sont en cours. L’agence vise à réduire la précision de positionnement de 8 mètres à 2,8 mètres d’ici 2027. Roscosmos a également fait état de la création d’une carte aux rayons X très détaillée du cosmos, bien que la méthodologie et l’équipement utilisés n’aient pas été précisés.

Fusée Soyouz-5

En ce qui concerne les capacités de lancement, la fusée de charge utile moyenne Soyouz-5 a effectué son premier vol le 30 avril depuis le cosmodrome de Baïkonour. Ce vol, qui s’inscrit dans le cadre de l’initiative conjointe russo-kazakhe « Baiterek », a permis de mettre en avant le moteur à propergol liquide RD-171MV. Fabriqué par NPO Energomash, ce moteur développe une poussée d’environ 740 tonnes au niveau de la mer et est capable de placer 18,5 tonnes de charge utile en orbite terrestre basse.

Rassvet

Parallèlement à ces efforts, on assiste au développement de Rassvet, un réseau national à haut débit conçu pour concurrencer Starlink de SpaceX. Cette initiative a progressé plus lentement, avec seulement 32 satellites en orbite en septembre 2026, un chiffre bien inférieur à l’objectif de 900 d’ici 2035. On ignore encore si le nombre total de 400 satellites inclut ces unités à haut débit ou des ressources militaires classifiées. (fc)

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